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22.8.17

6 potes en 3e


Auteur : Sophie Laroche

Genre : jeunesse, contemporain, romance

Edition : Hachette

Parution : 30 septembre 2015
Pages : 304 

Prix : 8€99  kindel ;  12€90 broché


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Alie, Léa, Mazo, Beverly, Solal et Louis s’apprêtent à faire leur rentrée en troisième. Ils se connaissent depuis le début du collège et sont les meilleurs amis du monde. Mais cette année, c’est le drame, ils sont séparés dans différentes classes. Ils le vivent comme une catastrophe car ils se disent toujours tout, partagent les mêmes activités et s’entraident pour les devoirs. Résisteront-ils à cette séparation et à l’arrivée de nouveaux amis dans le groupe ?






A la vie, à la mort !

Tout est dans le titre ! On suit 6 copains, 6 potes inséparables, ou presque, 6 caricatures, oui, oui caricatures, car c'est bien de ça qu'il s'agit, entre le jeune beau, sale gosse, un brin richard, qui n'a qu'une obsession perdre sa virginité, la jolie fille, qui se sent déjà femme, mais ne voit toujours rien venir. J'ai eu parfois envie de lui dire, attend ma fille, ne soit pas pressée, cette période-là du mois, ce n'est pas toujours une sinécure. Et la jeune adolescente qui s'éprend de son prof de Français. Bref vous l'aurez compris des collégiens, tout ce qu'il y a de plus banals. 
Cette année de 3e ne va pas épargner nos compères, et pas seulement parce que Mazo, Marie Zoé, de son vrai nom, ne se retrouve pas dans la même classe que les autres. Mais également parce que leurs caractères si différents, leurs hormones, et l’interaction des personnages extérieurs, seront tels que nos protagonistes passeront parfois, pour des étrangers aux yeux de leur propre clan. 

Du point de vu de l'adulte que je suis devenue (bien malgré moi) il y a plein d'imperfection, en priorité le manque de profondeur. L'auteure a de bonnes idées, mais les survole. Les chapitres sont courts, chacun d'eux se consacrant à un élève. Mais cela ne donne pas, la dynamique recherchée. Sans aucun doute, parce qu’il nous manque, ce côté attente, ce déclic qui nous donne envie de lire la suite. Même si je reconnais que je l'ai eu deux ou trois fois. C'est à ce moment-là, que je dois vous parler de l'originalité et la beauté du livre en lui-même, chaque héros se voit attribuer un motif qui nous permet (un coup qu'on a compris cela) de ne pas se perdre dans la multitude de personnages, puisque l'auteure à fait le choix de raconter son histoire à 6 voix, enfin 7, la dernière étant celle de la narration générale, et là, je sens que je vous ai perdu. C'est effectivement ce que je crains, avec ce livre que le lecteur se perde.

Car malgré tout ça, cette lecture reste agréable. Je pense même que certains jeunes se reconnaîtront ou tout du moins, que cela leur parlera. Moi-même malgré le fait que mes années de collège datent du temps des dinosaures, je m'y suis replongée avec délice. J'ai particulièrement apprécié le point de vu de l'auteure avec Beverly, la bonne élève, la première de la classe, loin d'en être fière, cela l'angoisse, lui mets la pression. 
J'ai également trouvé que Sophie Laroche parlait juste, les doutes, les angoisses de ces personnages sont crédibles et bien amenés. Mine de rien ces 6 potes nous parlent de divorce, d'amour, d'amitié, de premiers émois, de la vie quoi !

Si vous me suivez, vous savez que j'adore les personnages un brin loufoque, Solal a donc eu ma préférence, et le coup de la purée, c'était juste, génial. J'ai seulement trouvé dommage que l'auteure n'en dise pas plus sur lui, j'aurai peut-être plus de chance avec la suite. Car oui, j'ai bien l'intention de continuer cette saga.

En tant que bibliothérapeute en devenir, je le recommande chaudement à tous les collégiens, surtout s'ils sont comme Beverly, que chaque intéro est une source d'angoisse profonde, que chaque examen occasionne un stress encore plus grand à la limite du burn-out. Ou comme Léa que leurs parents divorcent. C'est justement parce que nos protagonistes ne sont pas parfaits, qu'ils parleront aux collégiens, contrairement à ce que semble penser les médias, le monde n'est pas parfait. 

Oh, je vous rassure, si je suis parfaite maintenant (lol 😋) à cette époque, j'étais un mélange de Solal et Léa, pour son amour du français, je rêvais également de devenir écrivain, mais je me suis bien vite rendu compte qu'il me manquait l'ingrédient principal "l'imagination". Je vous ai déçu, vous pensiez que j'en avais après mon prof de Français, eh bien non, pour couronner le tout, j'ai beau me triturer les méninges, je ne me souviens d'aucune d'elles, eh oui, c'étaient majoritairement des femmes. Celle qui me marqua le plus, était ma prof de littérature en seconde. Non, en 3e, ma meilleure amie, et moi, en pincions pour notre prof de Portugais, on avait des circonstances atténuantes aussi, il était le sosie parfait de J.J Golman. Il y avait bien aussi le prof de musique... Mais je m'égare 😆

Un livre qui permettra aux collégiens de s'identifier, l'auteure aborde avec justesse des thèmes comme les premiers émois, les premières relations, le divorce, le chantage, l'amitié, et la peur viscérale de l'échec.


Ma note : 15/20

A lire si vous aimez : L'univers du collège, si  vous êtes vous même au collège.
Passez votre chemin si vous n'aimez pas : Les héros imparfaits, les romans survolés, si vous êtes un adulte trop adulte. 


Morceaux choisit :


Assise sur un des longs rochers plats qui bordent la mer, Léa peste contre les éléments : trop de vent, trop de sel, et surtout pas assez de 3G (on ne parle même pas de la 4G). Franchement, à quoi ça sert de venir se ressourcer face aux éléments, si on peut même pas partager immédiatement sur Instagram ?


Quand on est ado, on a l'impression parfois, d'avoir un corps de Ferrari mû par un moteur de Fiat Punto


Lot de consolation, son mec? Peut-être un peu au début. Mais aujourd'hui, elle l'aime. Non, pas «aime», pas tout court. C'est trop fort. Elle l'aime bien, beaucoup, tendrement. Elle l'aime avec adverbe à défaut de passion. Ce n'est sans doute pas assez pour certains, mais c'est déjà trop pour elle, trop pour le quitter.


Hausser le ton sur le bord du bassin (gueuler, quoi !) pour se faire entendre, c'est comme la douche avant de nager : obligatoire.



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