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16.7.17

Elisabeth princesse à Versailles tome 1 Le secret de l'automate

Auteur : Annie Jay
Illustration : Ariane Delrieu
Genre : jeunesse, historique

Edition : Albin Michel (Jeunesse)

Parution : 2015 

Pages : 144 

Prix : 6 €9  poche 













La gouvernante de la princesse Élisabeth a bien du mal à la faire obéir. Avec l’accord du roi de France, qui n’est autre que le grand-père d’Élisabeth, elle va engager une sous-gouvernante, madame de Mackau, qui aura pour mission de la « mâter ». Mais Élisabeth n’est pas décidée à se laisser faire… Heureusement, elle va vite devenir inséparable d’Angélique, la fille de madame de Mackau.

Ensemble, Élisabeth et Angélique vont être amenées à résoudre une énigme bien mystérieuse… à qui est adressé le billet dissimulé dans le précieux automate d’Élisabeth ? Comment retrouver « La Dame à la Rose », le précieux tableau qui a disparu depuis plus de 30 ans ? Pour les aider, elles pourront compter sur Théo, le jeune page…






Elisabeth une princesse facétieuse

Depuis que j'ai décidé de me spécialiser en littérature jeunesse, j'avais hâte de découvrir la plume d'Annie Jay, et puis chaque fois que je croise ces magnifiques couvertures, je louche franchement dessus.

Je dois reconnaître que le côté "intrigue" de ce livret ma happé. Nous sommes au temps de la fin du règne de Louis XV, ce dernier étant gravement malade, il ne tardera pas à succomber. Elisabeth qui est déjà orpheline, perdra également son "grand-papa roi", qu'elle aime tant. Heureusement qu'il lui reste son frère le futur Louis XVI, et la jeune Marie-Antoinette. Malheureusement pour elle, ces derniers vont avoir beaucoup moins de temps à lui consacrer, puisque Louis XV mourant, c'est les futurs jeunes époux qui lui succéderont. 
Princesse ou pas, Elisabeth se sent très seule. Sa gouvernante, aimerait bien la voir plus sage et plus studieuse. Mais princesse ou pas, Elisabeth reste une enfant de 10 ans, qui préfère s'amuser qu'étudier. D'ailleurs, pourquoi étudierait-elle, puisque c'est une princesse, ne devrait-elle pas faire uniquement ce qui lui plait.
Comme sa gouvernante, ne cesse de la punir, au lieu de lui accorder, la seule chose que désire Elisabeth, soit un peu de temps, et ainsi être moins seule. La jeune fille passe le sien à faire tourner en bourrique, sa gouvernante Mme de Marsan. Excédée, cette dernière demande l'aide de Mme de Mackau, réputée pour être une éducatrice sévère. Seulement sans s'en rendre compte, elle donnera à Elisabeth exactement ce qu'elle veut, puisque sa sous gouvernante, lui accordera toute l'attention dont elle a besoin. Et qu'en plus, cette dernière ayant une fillette de son âge, elle aura enfin quelqu'un avec qui jouer.
Dans un de ses moments de désobéissance, la jeune fille a cassé, l'automate offert par son grand-père, et c'est sa nouvelle amie, Angélique de Mackau qui va non seulement l'aider à la réparer, mais en plus, l'aider à résoudre l'énigme dissimulée dedans.

C'est une vraie bouffée d'air frais ce petit roman, je suis remontée des années en arrière, la plume d'Annie Jay m'a renvoyé au temps des dinosaures, lorsque enfant, je dévorais les livres de la comtesse de Ségur, seulement, ils n'étaient pas aussi joliment illustrés.

C'est une réussite que ce premier tome, les héroïnes sont attachantes, mélange des malheurs de Sophie, et des petits filles modèles en la présence d'Elisabeth et Angélique. J'aime également beaucoup les valeurs véhiculées mine de rien par Annie Jay. La plume de l'auteure est déjà fort agréable, mais les superbes illustrations d'Ariane Delrieu, sublime ce livre, comment rester insensible à tant de charme. D'ailleurs, je n'y suis pas restée étrangère et c'est un véritable coup de cœur. Les petites filles ( et les lectrices qui ont gardé une âme d'enfant) vont se régaler. 


Ma note : 19/20

A lire si vous aimez : Les romans historiques, sans prises de tête, les héroïnes attachantes. 
Passez votre chemin si vous n'aimez pas : Désolé j'ai rien trouvé :( 


Morceaux choisit :

Ma mère dit toujours qu'une fille doit apprendre autant qu'elle le peut, afin de ne pas dépendre des hommes. 


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