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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

23.8.16

Une nuit, Markovitch




Auteur : Ayelet Gundar-Goshen

Genre : contemporain
Editons : Presses de la cité 
Parution : 25 Août 2016
Nombre de pages : 459 sur ma liseuse

Prix broché : 23 € 
Prix Ebook : 15 € 99



Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Presses de la cité pour leur confiance.


Présentation de l'éditeur :


« Une nuit, Markovitch. Une seule et unique nuit, nous dormirons ensemble comme mari et femme. »
1939. Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l'Allemagne, où ils ont pour mission d'épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l'intention de retrouver la femme qu'il aime et son enivrant parfum d'orange, Yaacov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella, « la plus belle femme qu'il ait vue de sa vie ». Cette dernière est pourtant déterminée à s'en séparer...


Mon avis :


C'est sans doute le plus poétique des livres de cette rentrée, qu'il m'est été donné de lire.

Moi qui avais été attirée par l'idée de découvrir, de nouveaux aspects de la seconde guerre, qu'évidemment, je ne connaissais pas. J'ai été quelque peu déçue. Car l'auteur reste vague, sur le contexte historique.
Il m'a donc fallu prendre du recul par rapport à mes attentes, et prendre le temps de me familiariser, avec la plume de Ayelet Gundar-Goshen.

Une nuit Markovich, est une ode à l'Amitié et à l'Amour, avec de grands A. Imaginez un homme tellement banal que même la vie se désintéresse de lui. À l'opposé, son plus fidèle ami, a des airs de Casanova, moustachu. Sa moustache étant tout aussi populaire que ses frasques coquines.
C'est d'ailleurs à la suite, de l'une d'elles, que les deux hommes se font embarquer pour l'Allemagne avec comme dessin d'épouser une jeune femme juive, non pas part amour, mais afin de les sauver.

Je crois que c'est au retour de ces hommes, et de ces femmes que l'histoire débute vraiment, le début est certes cocasse, mais à partir de là, tout va s'enchaîner, s'emballer. Zeev, le fripon volage, semble d'un coup se ranger, non pas parce qu'il a peur, du boucher qu'il a cocufié, mais parce que le parfum d'orange de sa chère Sonia lui manque cruellement, lui révélant ainsi la profondeur de ses sentiments. Trop beau pour être vrai, je m'attendais à un revirement de sa part. C'est en fait Yaakov Markovitch qui s'imposera. Le sort lui a réservé Bella, la plus belle femme du lot. Hors de question pour lui de divorcer, oui, mais voilà, sa belle est une tigresse, une lionne enragée, qui ne compte pas se laisser apprivoiser. De coup de gueule, en coup de sang, de passion en déraison, nos héros vont nous embarquer à leur suite.

Avec ce roman poétique aux allures de contes, Ayelet Gundar-Goshen, nous offre un premier titre de qualité, ou l'amour et l'amitié sont mis à l'honneur, par les nombreux rebondissements, les personnages sont hauts en couleur, et sauront à la fois, vous émouvoir, et vous amuser.


Morceaux choisis :

Sache qu'elle n'a peut-être pas les seins aussi parfaits que ceux de Rachel, mais elle a tellement d'humour que tes couilles jouent des castagnettes rien qu'en l'écoutant.

À trop évoquer ses souvenirs, on les use, exactement comme les lessives répétées finissent par ternir le linge.

(...) revenir en Europe, c’est comme coucher avec sa première maitresse. Tu accours, explosant d’enthousiasme et de nostalgie, incapable de reconnaitre que cette femme n’existe plus.



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