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vendredi 17 juin 2016

Meurtre au Manoir des Fées

Auteurs :  Delphine Biaussat

Genre  Policier

Edition :  Angels

Année d'édition :  5 mai 2015

Pages : 147 pages sur ma liseuse 

Prix Broché: 11€99  Prix numérique: 4€ 99









Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Angels 



Présentation de l'éditeur :



En Bretagne, dans un manoir isolé, un crime a eu lieu. La victime était détestée de tous ou presque. Le commissaire Renot, déjà sur les lieux, va mener son enquête aidé par Caroline Blake, en vacances dans la demeure au moment des faits. Mais qui se cache derrière ce meurtre? La présence de Blanche, personnage hors du commun, pourra-t-elle aider à résoudre cet assassinat ?


Mon avis :


Une nouvelle Agatha Christie est née.

Après un début un peu maladroit, que je lui pardonne bien volontiers ( et ce, bien avant de savoir, que Delphine Biaussat est une auteure charmante.) le style s'affine, et lors de la table ronde du premier soir des convives au Manoir des fées, j'ai eu le sentiment de lire un Agatha Christie.

J'étais partie dans l'idée d'un tout autre univers, allez savoir pourquoi, je m'étais mis dans la tête, que le manoir en question appartenait, bel et bien à des fées, et que c'était l'une d'elles qui avait été sauvagement assassinée.

Si j'avais pris le temps de lire le synopsis au lieu de me faire ensorceler une fois de plus par la couverture, et le titre plus qu'alléchant, j'aurais vu que je faisais fausse route. Oui, mais, c'est ces petits défauts qui font mon charme.

Donc autant pour moi, et pourtant, il y a bien un côté un peu surnaturel. Je suis contente (pour une fois) d'avoir mis des plombes à lire ce roman, (que voulez-vous, ce mois de juin, ne veut pas tourner rond), car cela m'a permis de plus réfléchir (oui, oui ça m'arrive). L'introduction me paraissait bien longue, et je ne voyais pas vraiment le rapport avec ce qui suivait.

Et bien là encore, j'avais tort, suite à son accident Caroline, a développé un don de prémonition, un brin extra-sensoriel. La longueur du début s'apparente donc, a celle d'un premier tome. Car nul doute que Caroline et Mr Rénot, on été uni pour de longues aventures. À moins que ce dernier, laisse la place à son énigmatique fiston, car maintenant que l'auteure nous a mis l'eau à la bouche à son sujet, j'ai bien envie d'en savoir plus, sur ce personnage.

Le style et la façon de traiter l'intrigue, s'apparentent assez à celui de la reine du policier qu'est Agatha Christie, donc les personnages en eux même, ne sont guère surprenant. Si l'auteure nous laisse deviner dès le départ l'identité de la victime, et supposer celle du coupable, encore que là, je ne suis pas certaine du texte de loi. Je peux vous assurer qu'elle n'a pas oublié d'y inclure les petits riens, et rebondissements de dernière minute qui vous font hésiter, et suspecter tout le monde. À ce moment-là de l'histoire, j'aurais aimé un peu plus de détails. (et un peu moins au début, oui, je sais, je suis exigeante).

Meurtre au Manoir des fées, est le premier roman, de Delphine Biaussat. Après quelques maladresses, cette dernière nous plonge dans un suspens, haletant. Une belle découverte en ce qui me concerne, digne des Agatha Christie. D'ailleurs, j'espère bien revoir prochainement le duo Caroline et Rénot, en action. (je dis ça, je dis rien :p )



Morceaux choisis :

« Titillée par la curiosité ainsi que par une force irrésistible, elle s’en approcha. Alors qu’elle commençait à se baisser, une voix retentit derrière elle :
— Caroline, tu joues à cache-cache avec nous ? plaisanta-t-il.
Comme prise en faute, la jeune femme se releva vivement et se retourna. Elle vit Ilan, un sourire moqueur accroché à sa jolie petite bouille. Elle tenta de protester.
— Je t’ai vu entrer ici et je trouvais bizarre que tu n’en ressortes pas, expliqua son ami. Tu as peut-être découvert un trésor ?
— Pas du tout ! Je... visitais.
Ne trouvant pas quoi lui répondre, elle venait de sortir la première explication qui lui était passée par la tête. Ilan écarquilla les yeux. Son regard fit le tour de la cabane à outils. Tout à l’heure, il s’y était rendu pour prendre la brouette et il n’avait fait attention à rien d’autre. Son sourire s’élargit, montrant toutes ses dents.
— Oh, je vois. Joli musée, dis donc. Je comprends ta nouvelle passion pour les outils. Tu comptes démarrer une collection quand on rentrera à la maison ? »




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