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4.5.16

Paranoïa


Auteur :  Melissa Bellevigne

Genre  jeunesse

Edition : Black Moon

Parution :  1er avril 2016

Pages : 320

Prix Broché 17 € Prix numérique: 11€ 99






Avant toute chose je tiens à remercier ma mousquetaire Lily pour l'envoie de ce livre.


4 e de couverture :



Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l'institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s'alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d'une lucidité et d'un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d'un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l'experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l'accouchement approche, la vérité semble s'éloigner.



Mon avis :


Tous les livres qui font le buzz, ne le font pas pour les mêmes raisons. Il y a ceux qui déclenchent des avalanches de coups de cœur, et ceux qui sont plus "polémiqués". Paranoïa fait partie de ces derniers.
Déjà, il faut dire que pour une partie des lecteurs, Mellissa Bellevigne, est déjà célèbre, oui, car elle a une chaîne Youtube. Personnellement, je fais partie de l'autre catégorie, celle pour qui elle est totalement inconnue. J'irais voir sa chaîne, je l'ai promis. Je n'ai pas voulu y aller avant pour ne pas influencer ma lecture, dans un sens, ou, dans l'autre.

J'espère franchement qu'il s'agit d'un premier tome. Non pas parce que j'ai adoré l'histoire et les personnages, mais simplement, parce que sans quoi, il me laissera un goût d’inachevé.

Déjà par cette fin, complètement, carrément, ouverte, déjà que je déteste ça, mais là, c'est carrément les courants d'air.
Ensuite parce que l'histoire de fond est vraiment pas mal, mais malheureusement, l'auteure n'a pas répondu à mes premières questions, en plus, elle en  soulèvé d'autres.

Enfin, je ne sais pas si cela est arrivée à d'autres lecteurs, (je ne lis plus les avis, avant de lire, et de donner le mien, car nombre de fois, où je le faisais, j'ai eu soit des spolies, soit des préjugés.) je ne vois pas vraiment dans l’immédiat, l'intérêt de donner la parole à Lisa. Éventuellement, au début en guise d'intro. pourquoi pas. Mais ensuite, je trouve que loin d'embellir l'histoire, elle la dénature. Elle a des problèmes de couple, d'accord, elle ne peut pas avoir d'enfant, d'accord, elle n'a rien compris à Judith, alors qu'elle est soi-disant la meilleure, d'accord. Mais quitte à la faire intervenir, autant que cela fasse avancer le schmilblick. Là, rien. Pire elle ajoute des incohérences.

Et malgré tout ça, il y a l'histoire de Judy, et Alwin, pour moi, indéniablement, le plus agréable du roman, je pense que si elle avait été plus développée, mieux exploitée, j'aurais peut-être eu le fameux coup de cœur. Judy a su tellement me toucher, que j'en ai oublié les petites incohérences de sa relation avec Alwin. On voit venir les choses, sans vraiment les voir venir, disons qu'on suppose, que. Jusqu'à la fin, je n'ai pas eu l'identité exacte d'Alwin.

Le style agréable et fluide, de Mellissa Bellevigne vous fera, cependant, passer un moment agréable, à condition de ne pas en attendre de trop.

En un mot, une belle histoire d'amour impossible, a la manière de "La Cité des anges", si elle en a les bases, elle n'en a malheureusement pas la profondeur. Un peu à la manière d'un premier tome, qui souffrirait de sa mise en place.



Morceaux choisis :


(...) Judy venait remuer le tréfonds de mon esprit même lorsque j’étais loin d’elle,
le soir, la nuit et le week-end, m’obligeant à m’y intéresser de tout près, faisant naître en moi un sentiment proche du sens du
devoir qui ne laissait jamais ma conscience se reposer. Peut-être parce qu’elle aurait presque pu être ma fille. Peut-être parce qu’elle portait l’enfant que je n’aurais jamais. Quoi qu’il en soit, j’éprouvais un besoin maladif, addictif même, de travailler sur
son cas, (...)


_ Suis-je à ce point différente de mes aïeules ?
_ Tu me voyais ! A peine tes petits yeux de bébé se sont-ils ouverts que déjà tu les posais sur moi et pénétrais le fond de mon âme, rien qu'en souriant. Je t'ai aimé dès le premier jour.




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