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vendredi 29 avril 2016

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel


Auteur :  Romain Puértolas

Genre  Humour, contemporain, conte

Edition : Le livre de Poche

Parution :  3 Février 2016

Pages : 288

Prix Broché grand format20 €40 ; poche : 7€10   Prix numérique: 9€ 40






4 e de couverture :


Alors que la jeune et jolie factrice parisienne Providence Dupois s'apprête à partir en Afrique chercher ce qu'elle a de plus précieux au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l'ensemble du trafic aérien européen.
D'aéroports en monastères, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages.



Mon avis :


Vous connaissez l'histoire du serpent qui se mort la queue ? Oui, et bien, c'est tout à fait moi.J'ai eu un coup de cœur comme beaucoup d'entre vous pour"L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa( à vos souhaits !)(vous pouvez après avoir éternué, suivre le lien, mais si vous le faite soyez indulgent, c'était mon premier blog ).

Aussi lorsque j'ai vu que Romain Puértolas, sortait un nouveau titre, toujours aussi cours, quoi qu'un brin tout de même. "La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel." J'avais évidemment très envie de le lire, mais cette sortie au point de vue planning, pour moi, n'était pas au top. Comme toujours dans ces cas-là, la blogo, ne parlait que de ça. Et là, malheur à moi, j'ai oublié que tous les goûts sont dans la nature. J'ai lu nombre d'articles négatifs, qui m'ont conforté dans la décision de ne pas le lire, avant sa sortie en poche.
Ces échanges, oh combien précieux à mes yeux, (même si je surfe moins pour 3 raisons, qui se nomment PAL, Wich et planning), sans on ne peut-être informé correctement sur les sorties. Mais si on le fait, on risque également de se laisser influencer dans un cas comme dans l'autre. Et voilà comment mon serpent qui se mort la queue, a bien faillit me faire passer à côté d'un coup de cœur, peut-être même, plus grand que pour mon Fakir.

Petit aparté : il est vachement futé, quand même Romain Puértolas, d'avoir assimilé, son Fakir, au célèbre nom du magasin, car chaque fois que ce dernier est évoqué devant moi, je fais tout de suite le lien avec, notre Ajatashatru Lavash Patel, notre héros voyageur. Pour exemple, mon canapé est mort, je rêve de la version canapé Provençale de chez eux, le blanc avec les tiroirs, oui, mais voilà, je n'aimerais pas y trouver un Fakir en l'ouvrant :p

Bon revenons à nos moutons, enfin, à notre nuage.

Qui mieux que Romain Puértolas, pouvait nous parler de façon, drôle et poétique de la mucoviscidose (quand je vous le disais qu'il était fort). La magie opère une fois de plus, et on se laisse porter, bercer par ce conte, ce roman humoristique à la trame tragique. On est tellement bien là-bas dans les nuages, avec Providence qui va chercher sa fille, adoptive, avant que le gros nuage annonce une tempête. Qu'on ne voit pas arriver la chute, et croyez-moi, à une telle distance ça fait mal, alors les yeux picotent un petit peu. C'est fou quand même, comme l'irrationnel, peut à nos yeux, être plus crédible que la vérité.


_Le plus important est ce en quoi vous croyez. Que ce soit la vérité ou pas. La croyance est parfois plus forte que la réalité. Et puis il faut prendre la vie telle qu'elle est. Avec ses beautés et son plus grand défaut.
_ Son plus grand défaut ?
_ La mort. Car la mort fait partie de la vie. On a tendance à l'oublier.


Retrouver pour un temps votre âme d'enfant et laisser vous bercer par les mots de ce conte pour adulte, qui vous montrera que l'on peut rire de tout, même de la maladie, et de la mort. Car si l'amour donne des ailes, l'humour adoucit la vie. Car " Le rire , c'est le pire qui puisse arriver à la maladie. Lui rire au visage. Ne jamais perdre espoir" L'Espoir avec un grand E, voilà ce que nous transmet Romain Puértolas, avec sa "petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel.



Morceaux choisis :

Voyant sa mine déconfite (elle avait une très jolie mine déconfite et ça m'a déconfit le cœur).

Le vieux avait raison. Aiguilleur du ciel à Orly, on n'avait pas trop à se plaindre. Même si cela ne nous empêchait pas de le faire de temps en temps en lançant une petite grève surprise. Juste pour que les gens ne nous oublient pas durant les fêtes.

Elle prouverait à tout le monde que l'ont peut encore avoir des rêves après avoir avalé un nuage et qu'elle deviendrait cette première pâtissière-spationaute.





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