Mes derniers Avis lectures


Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

9.2.16

Le revers de la médaille


Auteur :  Olga Lossky

Genre contemporain

Edition : Denoël

Parution :  14 janvier 2016

Pages : 304

Prix : 18 € 90






Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Denoël pour leur confiance.

Résumé :


Fin des années trente. Pál est un jeune artiste hongrois, étudiant à la faculté des beaux-arts de Budapest. En quête de modèle pour un projet de médaille, il fait la connaissance d’une jeune pianiste, Erzsebet. Fasciné par sa beauté, il réalise son portrait. Avec cette esquisse, Pál espère remporter le prestigieux concours organisé par la Monnaie de Budapest. Mais les événements décident autrement de son destin et le prix obtenu n’est pas celui qu’il attendait… Les années ont passé. Installé à Londres, l’artiste – assisté de sa femme, la fidèle Nicky – est devenu l’un des médaillistes les plus renommés de son temps. Musiciens et hommes politiques le sollicitent pour immortaliser leurs traits. Après bien des personnalités illustres, c’est au tour du pape de lui commander une médaille à son effigie. Pál hésite, de peur de croiser dans les rues romaines le jeune homme qu’il a jadis été. Ainsi qu’il le craignait, cette rencontre avec le pape va l’entraîner dans un inéluctable processus de dévoilement. On retrouve dans Le Revers de la médaille la belle et captivante écriture d’Olga Lossky, qui nous plonge dans le destin d’un homme d’exception, marqué par son époque et prisonnier d’une histoire qui le hante.


Mon avis :


Je n'aurais jamais pensé qu'un acte anti-sémite puisse sauver une vie.
Lorsque Pál se voit perdre le prestigieux concours de la Monnaie de Budapest, pour la simple raison qu'il est juif ! Tout comme lui, on est désarçonné, écoutant le conseil de son mentor, il s'enfuit à Rome, afin d'y continuer son apprentissage. Le hasard a voulu que son départ coïncide avec l'arrivée des troupes d'Hitler dans Budapest.

Pour autant ne vous attendez pas à un roman historique. Olga Lossky, signe ici un roman profondément psychologique, même si ce dernier s'appuie sur des faits historiques.

On est complètement immergé dans le monde du héros, qui sacrifie tout à sa passion. Oubliant tout, même de vivre. Si je n'ai pas réussi à m'attacher à cet homme complexe et tortueux, j'ai aimé découvrir son histoire au travers de la plume de l'auteure, qui est tout simplement magnifique. Tout en finesse et retenue, à la limite poétique. Pour les lecteurs qui aiment l'action, les longues descriptions peuvent donner un sentiment de lourdeur. Personnellement, j'étais sous le charme.

Olga Lossky a su éveiller ma curiosité, avec ce métier, que je ne connaissais pas du tout, j'ai pris autant de plaisir à le découvrir par ses lignes, bien que détaillées, elles ne l'étaient pas encore assez, pour combler, l'intérêt que l'auteure avait éveillé. Aussi, je suis allé faire un tour sur internet pour découvrir d'abord un aperçu des médailles papales, mais pas seulement.

Chaque fois que je crois avoir tout lue, en ce qui concerne la Seconde Guerre mondiale, je trouve des récits comme celui-ci, qui me démontre qu'il y a bien des choses que j'ignore. J'ai été heureuse de découvrir Raoul Wallenberg, et le côté Hongrois de cette terrible période.

Pàl, a été amené à immortaliser les plus grands de ce monde, sur des médailles que s'arrachent les collectionneurs. Mais au moment de réaliser celle du pape, il s'aperçoit que face à cet homme de Dieu, il se trouve démuni, trop de souvenirs, qu'il avait enfouis profondément refont surface, et le ronge. L'heure du courage est venue. si vous aimez les histoires bien écrites, découvrir des pans historiques, et des horizons artistiques, ce livre est fait pour vous.


Un petit morceau pour mettre en appétit :

<< Parce que vous êtes juif...>> : ces mots tranchants du directeur de la Monnaie résonnèrent en son esprit comme s'il venait de les entendre. Malgré la causalité qu'ils étaient censés exprimer, Pàl n'y discernait aucune explication, moins encore aujourd'hui qu'hier. Il avait dû quitter Budapest parce qu'il était juif. Interrompre ensuite ses études à Rome parce qu'il était juif. La reine d'Angleterre avait posé les yeux sur son travail, probablement parce qu'il était juif. A présent c'était au tour du pape de lui commander une médaille parcequ'il était juif. Cela semblait une fatalité aussi dépourvue de sens qu'inéluctable. Elle lui aurait paru risible, n'étant pas habité de sentiments religieux - inepte comme l'idée de mettre à part tous les individus affublés d'oreilles en pointe ou de cheveux roux - s'il n'était pas sans nouvelles de sa famille depuis vingt ans. parce qu'il était juif.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire