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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

7.2.16

Il reste la poussière


Auteur :  Sandrine Colette

Genre Thriller


Edition : Denoël

Année d'édition :  25 janvier 2016

Pages : 304

Le commander depuis Amazon 

Prix : 19 € 90




Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Denoël pour leur confiance.

Synopsis :


Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?



Mon avis :


Après ma première expérience avec l'auteure, "Six fourmis blanches", qui a frôlé le coup de cœur, j'avais très envie de retrouver la plume de Sandrine Colette. Et je n'ai pas été déçue, même si j'y ai préféré ma précédente lecture.

Ce que j'apprécie particulièrement chez cette auteure, c'est la faculté qu'elle a de nous plonger dans ses univers, on n'est pas un simple lecteur. Elle nous donne la sensation d'être un acteur à part entière. Ici, on sent nettement le vent chaud de Patagonie, qui souffle sur cette hacienda, lui conférant pauvreté et misère. Un enfer sur terre, sentiment renforcé par cette étrange famille. Dont les secrets, et les non-dits, finissent par provoquer une haine palpable. À chaque page, on sent monter la tension, et on attend, que cette atmosphère lourde et pénétrante, explose tel un couvercle de cocotte-minute, produisant le bain de sang, qu'elle semble promettre.

Et lorsque l'auteure nous offre, 
une lueur d'espoir, par le plus cruel, et le plus inimaginable, geste d'inconscience de "la mère",  ce n'est que l'éclaircie qui cache l'orage dévastateur.

Je me suis tout de suite attachée au petit Rafaël, "le dernier, celui dont personne ne veut." Né après le "départ" du père. Mais également à Steban, "l'idiot", qui porte un secret tellement lourd à garder, qu'il a décidé depuis tout petit, de ne plus parler, sauf, au "petit".

Enfin il y a la mère, et les jumeaux, contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette dernière, n'est peut-être pas si indifférente qu'elle semble l'être, et ses aînés, cachent par leur brutalité, un réel, mal être. Un trop-plein d'orgueil, de cette seule femme, faisant tourner la ferme, d'une poigne de fer, entraîne toute une famille, à une vie dure... À un enfer quotidien.

Comme pour "six fourmis blanches", Sandrine Colette nous dévoile la trame de l'histoire à travers les yeux de ses personnages, intervenant successivement, donnant ainsi du rythme, avec de courts chapitres. Jusqu'aux dernières lignes, elle saura garder du suspens.

Je dois vous avouer qu'au départ, je n'ai pas compris le sens réel, de la fin, ce n'est qu'en y repensant afin de vous proposer ma chronique, que je l'ai comprise, j'en suis d'autant plus déçue, que cela a gâché, un peu mon ressenti. Avec le recul, je peux vous dire, qu'elle est parfaite, mais peut-être pas limpide.

Une fois encore Sandrine Colette, nous offre un roman, fort, à l’atmosphère, lourde et pesante. Un suspens parfois, insoutenable. Je le recommande à tous les amateurs du genre.



Un petit morceau pour mettre en appétit :


Peu à peu, la vie reprend la même routine, le travail glisse et se répartit. De l'extérieur, rien n'a changé dans l'estancia de la mère. Et de la même façon que la surface de l'étang redevient lisse et les cercles concentriques disparaissent quand le caillou a coulé au fond de l'eau, les quatre restants, mère et fils, respirent, s'apaisent enfin. Des petites vagues. De moins en moins. Et puis plus rien. 






4 commentaires:

  1. J'ai lu un livre de cet auteur et je l'avais trouvé un peu trop violent à mon gout. Sont-ils tous violent?

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    1. celui-ci est mon second, mais il est plus psychologique que violent. Même si certaines scènes ne sont pas conseillées à des âmes sensibles ;)

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  2. J'ai bien aimé cette lecture :) !!

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    1. Oui moi aussi. Heureuse de voir qu'il t'a plu.

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