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31.12.15

Piaf mon amie



Auteur :  Ginou Richer

Genre Contemporain, témoignage


Edition : Denoël

Année d'édition :  13 novembre 2015

Pages : 255




Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Denoël pour leur confiance.

Synopsis :


Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Élysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse - et une belle amitié voit le jour : Édith et Ginou, deux âmes sœurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa «meilleure amie», comme Édith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre, mieux l'expliquer, sans jamais la juger. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, profond, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Édith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. Elle nous restitue la beauté de son visage et de son âme, mais aussi son humour. On a beaucoup écrit sur «la môme». Ce récit inédit n'est sûrement pas le dernier. Mais c'est le plus vrai - et sans doute le plus beau.


Mon avis :


Vous ne le savez peut-être pas, (même si vous êtes un fidèle de ce blog) à moins d'être un de mes proches, mais j'adore Piaf, chanteuse que ma grand-mère m'a fait connaître et aimée, qui a bercé mon enfance.
Vous le savez surement, si comme moi, vous aimez la môme, Ginou, était l'amie de Piaf, sa femme à tout faire, alors un témoignage de cette femme, je ne pouvais pas passer à côté.

De là, deux solutions, dévorer le livre, ou le savourer à petites doses, pour rester le plus longtemps possible avec elles.

Après avoir pris la température, c'est le second choix qui c'est imposé à moi. D’emblée, j'ai adoré le style de Ginou, le fait qu'il n'y avait aucune chronologie, que ce livre, ne soit pas une énième biographie, mais un hymne à l’amitié.
Ginou laisse les souvenirs remonter à la surface, bruts et caches, même si elle essais de chapitrer tout ça, il y a forcément des re groupages, et des répétitions. On sent à quel point elle admirait son amie, et combien elle était dévouée.

Elle ne nous offre pas une idole, mais une femme. Faite de qualités et de défauts. Elle m'a permis de mieux connaître Edith, elle m'a bien fait rire, j'adore l'idée que cette grande dame de la chanson était également une inconditionnelle de l'humour. Le tout servit sur un air d'accent de titi parisien, aux tournures pas toujours correctes, mais tellement chantant à l'oreille. Mais elle a également mis plus d'une fois des larmes dans mes yeux.

Ce livre est une ode à l'amitié. On laisse Piaf, et on découvre Edith à travers les anecdotes de Ginou. Je le conseille à tous les fans de la môme.



Morceaux choisis :

Même si je ne voulait pas, à ce moment-là, avoir de bébé, il vient au monde. C'est le premier "compagnonnet". Il appartient à tous. C'est l'enfant de la grande famille. Comme il y avait neuf compagnons, il prenait parfois neuf bains ! il passait dans toutes les baignoires. Il était propre, mon fils.

Edith me disait :
<<Tu sais, ce n'est pas parce qu'on est parent qu'on est éducateur. Il vaut mieux parfois confier un enfant à des gens qui sont au courant ! >>


Un petit morceau pour mettre en appétit :

<<Va sortir le petit du bain>>, m'ordonnait Edith qui avait une confiance absolue en moi. Et Marcel était un élément de plus de notre complicité indescriptible, comme quand on lui achetait des petits canards en plastique. On s'était rendues toutes les deux dans un magasins de jouets. La vendeuse nous propose un poisson avec une gueule effrayante.
<<Ah ! non. Ça lui ferait peur, répondit-on à l'unisson.
_ Ah bon, mais il a quel âge, ce garçon ? nous demande-t-elle, intriguée.
_C'est un grand bébé de trente-quatre ans>>, avons-nous rétorqué avant d'éclater de rire sous le regard amusé de la vendeuse, ne s'imaginant pas que nos petits canards en celluloïd étaient destinés au plus grand boxeur français de tout les temps.
Même malice, quand nous devions choisir ses slips.
<<il fait du combien ? nous demandait naturellement la vendeuse.
_ On sait pas.>>
Edith mettait les mains dans le slip, l'élargissait, le mesurait en écartant ses doigts.
<<Je ne sais pas. Vois, toi, Ginou.>>
Je faisais pareil, prenant de savantes mesures en ignorant tout de la taille réelle qui convenait.
<<Il me semble que c'est juste, vous n'avez pas la taille au dessus ?>> disais-je, pour faire comprendre à Edith que je n'avais aucun doute sur la virilité de son fiancé.
<<Cette fois, c'est mieux>>, confirmait malicieusement Edith, au bout de cette séance d'essayage par procuration qui nous réjouissait, à chaque fois. Et je réalisais à nouveau combien nous étions complices, toutes les deux.


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