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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

15.12.15

Le fil rouge


Auteur :  Paola Barbato
Traducteur :  Anaïs Bouteille-Bokobza

Genre Thriller


Edition : Denoël

Année d'édition :  5 novembre 2015

Pages : 356

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Prix : 21€90 



Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Denoël pour leur confiance.

Synopsis :


Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de son enfant? 

Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l’Assassin, qui lui ordonne d'exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L'Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille. 
Paola Barbato impose une fois de plus sa vision et son style uniques : le schéma de vengeance privée à l’œuvre est savamment imaginé et décrit. Le Fil rouge, c’est à la fois un Crime de l’Orient-Express moderne et un Dexter à l’italienne.


Mon avis :



Paola Barbato, "Madame Paola Barbato", avec un grand M, grand comme son talent ! Souvenez-vous, l'an dernier à peu près à la même époque, je vous parlais déjà d'elle.
Son premier roman à Mains nues avait été un méga coup de cœur, mon coup de cœur de l'année 2014, pour tout dire.

Alors vous pensez bien, que lorsque les éditions Denoël m'ont proposé son second roman, j'ai foncé, je n'ai même pas pris le temps de lire le synopsis, et l'ais découvert à la réception. J'étais impatiente de le commencer, mais heureusement, ça tombait pendant d'une part, ma panne littéraire, et d'autre part pendant le salon du livre de Montreuil. Oui, oui, j'ai bien dit heureusement, car sinon je l'aurai dévoré en deux jours, et je n'aurais pas pris le temps de le savourer, comme je l'ai fait.

Alala je me suis régalée, mais ce n'est pas un coup de cœur, et pourtant, il n'en est pas passé loin.
Une chose est sûre et certaine, Paola Barbato fait désormais partie de mes auteurs chouchous.

La spécialité de cette auteure est la psychologie, elle manie les mots, comme d'autre le scalpel, c'est net et précis. Elle manipule ses personnages, et ses lecteurs avec brio.

Elle nous offre un héros qui n'est plus que l'ombre de lui-même, depuis cinq ans, c'est cinq années, où il a dû survivre à la mort de sa fille, sauvagement assassinée, après avoir été violée, encore et encore, tout ça en un laps de temps très court. Il vit avec la culpabilité, et un chapelet de théorie, s'il était rentré plus tôt, s'il n'avait pas été sur le chantier ce jour-là. Trop lâche pour ce suicidé, il n'en demeure pas moins brisé, Antonio a fait de sa vie, une succession de toc rassurant.

Mais ce n'est pas ce qui intéresse l'auteure, non, elle ce qu'elle recherche, c'est comment un " zombie " glisse peu à peu dans le crime organisé, comment la vengeance peu influencée son héros, et que deviendra-t-il ? Une fois de plus, la question est, naît-on criminel, ou le devient-on ?
Voilà ce qui intéresse vraiment, l'auteur, et qui font que nous lecteur, on ne lâche plus le livre.

Dans un style, fluide, mais précis, efficace, l'auteure nous offre ici un superbe livre psychologique, le ton est juste, les personnages superbement travaillés, que se soit le héros où les personnages secondaires. Un roman fort que je recommande à tous les amateurs du genre.



Morceaux choisis :


Qui était-il pour le réveiller du coma ?
Mais surtout, pourquoi y réussissait-il ?

Un fil rouge. Il nous relie, il nous serre, il pénètre tellement en profondeur qu'on oublie qu'on l'a à l'intérieur. On soigne les cicatrices, comme si elles étaient le mal. Puis un jour, soudain, le fil se tend, déchire tout, ouvre la peau. Et si on le suit, si on regarde où il se termine dans un autre. Un autre comme toi. Un autre qui sait.







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