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26.11.15

La vie devant soi


Auteur :  Romain Gary

Genre contemporain


Edition : Folio

Année d'édition :   2014 pour cette édition

Pages : 288



Prix : 6€20 



Synopsis :


Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.


Mon avis :



Vous savez quoi ? J'adore ce livre. Un Goncourt des années 70, si je ne me trompe pas, (oui, je sais avec internet, j'aurais pu vérifier, mais je préfère faire confiance à ma mémoire de poisson rouge).

Vous, vous rendez compte, il est aussi vieux que moi, et il n'a pas pris une ride ! Naan, j'plaisante, il a 3 ans de moins que moi, il est du temps des petits dinosaures, pas des grands. 

 Momo, un jeune arabe, (du moins le croit-il), nous parle de façon cach de sa vie, de Mme Rosa, sa vieille nourrice juive. Les fautes de Français de syntaxes, donne un côté attachant à Momo. L'auteur à su parfaitement incarné, cet enfant de 10 ans. C'est un concentré d'amour, d'humour, et de nostalgie.

Je ne sais pas pourquoi, je ne l'ai jamais relu. C'est grâce à un swap, que ce livre m'est revenu en mémoire. Je l'avais lu, lorsque j'étais au collège, par curiosité, et j'avais été ému, bouleversé, par ce livre. À l'époque, je lui aurais certainement mis la note de 20 / 20.
30 ans plus tard, je le trouve toujours aussi merveilleux, et pourtant, beaucoup moins parfaits qu'à l'époque. Il n'aurait sans doute que 18 / 20, si je devais le noter.
La bibliothécaire de l'établissement voyant ma réaction face au livre, m'avait prêter une cassette vidéo, (eh oui, je suis assez vieille pour avoir connu l'ancêtre du DVD). En me disant que Simone Signoret était merveilleuse en Madame Rosa. Et elle l'est !

Je vous disais qu'il n'avait pas pris une ride, car Romain Gary alias Emile Ajar, aborde des sujets tels que l'antisémitisme, la religion en générale, la solitude que provoque la pauvreté, etc.

Il y a des livres comme ça, dont on n'arrive pas à parler, tant on les a aimés. La vie devant soi, fait partie de cela.

Pour les plus curieux, j'ai réussi à vous trouver une bande-annonce, ICI

Si vous voulez une belle histoire, poignante, touchante, ce petit bijou est un condensé d'émotions, que je suis contente d'avoir relu, 30 ans plus tard.

Morceaux choisis :

Moi ce qui m'a toujours paru bizarre, c'est que les larmes ont été prévues au programme. Ça veut dire qu'on a été prévu pour pleurer. Il fallait y penser. Il y a pas un constructeur qui se respecte qui aurait fait ça.

Je me suis couché par terre, j'ai fermé les yeux et j'ai fait des exercices pour mourir, mais le ciment était froid et j'avais peur d'attraper une maladie

Madame Rosa engueulait Banania mais celui-ci s'en foutait parce qu'il n'avait que trois ans et des sourires. Je pense que Madame Rosa aurait peut-être donné Banania à l'Assistance mais pas son sourire et comme on ne pouvait pas l'un sans l'autre, elle était obligée de les garder tous les deux.

Pendant longtemps, je n'ai pas su que j'étais arabe parce que personne ne m'insultait.



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