Mes dernières chroniques




mardi 10 novembre 2015

Gorilla Man


Auteur :  Robert Graysmith
Traducteur :  Emmanuel Scavée

Genre Thriller


Edition : Denoël

Année d'édition :  15 Octobre 2015

Pages : 464






Synopsis :


Entre 1926 à 1930, dans une douzaine de villes à travers les États-Unis, un homme aux longs bras de gorille et au rire nerveux étrangle ses victimes avant de les disséquer au rasoir dans un simulacre d'autopsie. Prédicateur à ses heures, il parcourt le pays, une bible à la main. Il est le premier tueur en série errant que la nation ait connu. Des années plus tard, des crimes identiques sont commis à San Francisco, là précisément où tout avait commencé... Alors que les docks noyés de brume sont le théâtre d'émeutes meurtrières, le «Gorille», ainsi que la presse le désigne, hante toujours les pensées du capitaine Charles Dullea, un des rares flics honnêtes d'une ville gangrenée par la corruption. Confronté à ces crimes inédits, assisté par une police scientifique en pleine évolution, Dullea va devoir modifier ses façons de penser et de faire pour résoudre l'énigme de ce puzzle sanglant, tandis qu'à Cleveland un certain Eliot Ness s'est lancé sur la piste d'un autre «Gorilla Man»... À travers le récit hypnotique de la traque d'un des premiers serial killers modernes, l'auteur de Zodiac poursuit son exploration de la face sombre et violente de l'Amérique.



Mon avis :


Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Denoël pour leur confiance.

Ma lenteur à lire ce livre, a été à l'exemple de mon impatience à le lire. Non pas qu'il ne fut pas bien, loin de là, seulement l'auteur ne se contente pas de relater des faits historiques, de façon romancée. Il nous offre une enquête approfondie, où les tenants et les aboutissants, se croisent et s'entrecroisent, plus que la tranche de vie, de ce serial Killer, c'est tout le travail d'un homme en particulier qui est mis en avant, celui de l'inspecteur Dullea. Qui doit exercer son métier dans un milieu perverti et corrompu.

Il fut sans doute à l'origine, même, du progrès de la police scientifique, et ce sans même s'en rendre compte. Mais il ne faut pas croire que tout le mérite lui revient. Car, qu'aurait-il fait si son chemin n'avait pas croisé se bourreau, cet assassin digne de Jack l'éventreur. Avec un tel titre, on pourrait s'attendre à une histoire à la Edgar Allan Poe. D'ailleurs, notre tueur ou nos tueurs, (car un moment donné le doute subsiste.) N'a rien a envier aux héros de cet auteur.

Il m'a fallu environ les 150 premières pages pour vraiment maîtriser le style de l'auteur, à mi-chemin entre le roman, et le rapport journalistique. Robert Graysmith, n'est pas là pour faire du sentimentalisme. Le ton est précis, froid, il nous démontre avec un certain détachement que tous les assassins, n'ont pas le physique de l'emploi, et que notre tueur, s'il n'avait pas quelques traits, et une posture peu banale, pourrait très bien passer inaperçu.

Gorilla Man, retrace la carrière d'un flic intègre, qui n'a pour seul objectif, que de mettre la main, sur cet étrange tueur qui parcourt l'Amérique, en semant la terreur. Mais c'est aussi le chemin d'un séducteur, toujours jovial, aussi rusé qu'un renard, dont les traits et la posture rappels ceux d'un gorille. Gare à ceux qui croiseront la route de cet homme à l'apparence d'un agneau, car c'est le loup, (voir le diable) qu'ils feront rentrer dans la bergerie.



Un petit morceau pour mettre en appétit :

Florence gisait sur son lit maculé de sang, étranglée, dénudée, le corps horriblement autopsié au rasoir. Mais quatre personnes vivaient là. Où étaient les trois autres ? Sur le palier, une mare de sang (...) donnait à penser qu'un corps ou des corps avaient été traînés au bas des marches. 





1 commentaire: