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jeudi 12 novembre 2015

Créatures, Chimères et Châtiments


Auteur :  Florence Cochet

Genre Nouvelles fantastiques


Edition : Boz'Dodor

Année d'édition :  Octobre 2015

Pages : 130 (sur ma liseuse)






Avant toute chose je tiens à remercier les éditions Boz Dodor Pour leur confiance.

Synopsis :


Partout sur la planète, des jeunes femmes tentent d’échapper à de ténébreux assaillants, des vampires cèdent à leurs obsessions sensuelles, des cambrioleurs s’introduisent dans d’imprenables cités. Ailleurs, des créatures traversent l’univers pour trouver le salut, et d’autres exaucent les vœux…
Accompagnez ces êtres étranges, passionnés ou tourmentés dans leur quête existentielle, entre chimères et châtiments, mais gardez à l’esprit que le monstre n’est pas toujours celui que l’on croit.
En 9 nouvelles allant du fantastique au steampunk en passant par l’anticipation, Florence Cochet entraîne le lecteur dans un voyage dépaysant dont il ne sortira pas indemne.





Mon avis :


Il n'est jamais très aisé de vous parler de recueil de nouvelles, soit je vous donne un bref résumé de chacune d'elle, et adieu le suspens, soit je vous parle de ce dernier dans sa globalité, comme on le fait d'un livre, méthode à la fois, concise et évasive. C'est cette dernière que je retiens le plus souvent, et que j’emploierais une fois de plus.

J'ai découvert la plume de Florence Cochet grâce à sa saga "Par le sang", saga que j'affectionne particulièrement. Autant par son histoire, que par sa qualité d'écriture.
Je trouvais donc intéressant de découvrir l'auteure sous d'autre facette.

Ici, Florence Cochet nous offre, 9 nouvelles fantastiques, dans tous les sens du terme. Même si certaines révèlent un côté plus science-fiction.

Je les ai dégustées, à petite dose, pour bien m'en imprégner, lisant une nouvelle par soir, comme on lit une histoire à son enfant afin qu'il s'endorme.Seulement une nouvelle par soir, cela ne m'a pas fait 9 soirs, mais dix, car celle basée sur Jules Vernes, j'ai honte de le dire, mais, elle m'a endormie. Non pas qu'elle ne m'ait pas plu, mais il m'arrive d'être fatiguée, ( je ne suis qu'une simple mortelle).

En toute honnêteté, je ne peux pas dire, que j'en ai détesté une plus que les autres, certaines m'ont surprise, ou par leur histoire, ou par leur dénouement, lorsque ce n'était pas les deux. Mais je ne peux pas dire que j'en ai aimé une plus que les autres non plus. Cependant deux m'ont plus marquée, enfin, je devrais dire, envoûtée, car bien que cela fasse plusieurs jours que j'ai refermé le livre, elles continuent de me hanter. La toute première, celle qui nous parle de sirène, bien plus maligne et rusée que cette chère Arielle, encore qu'au début peut-être pas. Sans doute parce que c'est du grand Florence Cochet, un univers incroyablement riche, en un minimum de page. D'ailleurs à ce sujet, j'ai omis de vous dire, que ce recueil regroupe neuf nouvelle (oui, ça, je l'ai dit), écritent à des périodes différentes, et c'est assez plaisant de voir l'évolution, même si elle est infime.

Et l'autre ? Parce qu'elle m'a rappelé mes 12 ans, au temps où je me planquais sous les couvertures avec ma lampe torche pour dévorer les Pearl Buck (qu'est-ce que j'aurais aimé avoir une liseuse rétro éclairante comme maintenant). Il n'y avait que Florence Cochet pour nous offrir un texte digne de cette auteure, tout en l'aromatisant à la sauce bit-lit.

En un mot laissez-vous tenter, ces neuf héroïnes sauront d'une manière ou d'une autre vous charmer. Leurs histoires, vous dérouteront parfois, tout en comblant votre imaginaire.


Un petit morceau pour mettre en appétit :

    La tapisserie de ma mémoire se délite dans le néant. Mon esprit cherche à en renouer les fils, sans y parvenir ; seules subsistent des brides de celui que j'étais.
    Je naquis à l'aube du XVe siècle, en Chine, sous le règne de Jianwen, deuxième empereur de la dynastie Ming. Fils de nobles, je connus une enfance et une adolescence heureuses jusqu'à l'âge de dix-sept ans, me semble-t-il. Puis je la rencontrai. Fang. La femme écarlate. Ses cheveux nois, son visage délicat, sa démarche chancelante. 
    Elle avait le double de mon âge et s'ennuyait. Me séduire l'amusa. Quant à moi, ses pieds de sept centimètres de longueur - si rares qu'on les nommait des lotus d'or - m'obsédaient.



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