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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

16.5.15

Central Park

Couverture Central Park

Auteur :  Guillaume Musso


Genre contemporain


Edition :  XOl


Année d'édition :  27 mars 2014


Pages : 384






Synopsis :


Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière…
… pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin.
Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre.
La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible ? Et pourtant…
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…



Mon avis :


Il y a les inconditionnels de Guillaume Musso, ceux qui ne l'aiment pas, et il y a ceux qui m'énervent en le comparant sans cesse à Marc Levy, deux univers, deux plumes totalement différentes. Comparer Musso à Levy, c'est comme si vous compariez une glace à l'italienne à la vanille, avec une Américaine en pot au chocolat !
Je me méfie de Guillaume Musso, car le premier livre qui me l'a fait découvrir était une vraie épreuve, j'ai même failli l'abandonner, à l'inverse, j'ai adoré le second, comme quoi...
Avec Central Park Guillaume m'a happé et m'a bluffé.

Alice se réveille un matin sur le banc d'un parc, menottée à un inconnu. On lui a tout pris, son portable, ses papiers, son argent, tout. Sauf ses habits, dont le chemisier est tâché de sang, et une arme qui n'est même pas la sienne, pourquoi lui a-t-on pris son arme de flic, pour lui en fourguer une autre, dans laquelle il manque une balle !
Lorsque Alice comprend qu'elle se trouve à Central Park en plein cœur de New-York, alors que la veille au soir encore, elle était à Paris avec ses copines à faire la fête sur les Champs Elysée, mille questions se bousculent dans sa tête, d'accord, elle avait trop bu, mais de là, à se retrouver quelques heures plus tards, aux Etats-Unis, avec du sang qui ne lui appartient pas, ligotée à un inconnu !
Et d'abord qui est-il ce Gabriel ? Est-il bien le joueur de jazz qu'il prétend ? Et quel lien les unit ?

Si le cerveau d'Alice se met aussitôt en ébullition, celui du lecteur aussi. On imagine, on suppute, on traque le moindre détail de l'auteur. Et pourtant, on reste sur "le cul" lors du dénouement.
On veut comprendre, et pour ça, on n'a pas le choix, il faut lire, donc on ne lâche plus le livre, et plus on avance, plus on élabore de suppositions. On finit par soupçonner tout le monde, Gabriel, le collègue d'Alice, son père. Une enquête noire, glauque à la Maxime Chattam, commence à se profiler.

Et là, paf, le rythme est cassé, la fin dévoile ses vérités, plus surprenantes, mais beaucoup moins passionnantes, que toutes celles que l'on avait fomentées. Tout comme Alice, on se dit, mais POURQUOI ?

C'est une fin qui se tient, mais qui ne plaira pas à tout le monde, comme souvent avec Musso. Difficile d'en dire plus sans spoiler.
L'enquête est fréquemment interrompue par les nombreux, "Je me souviens", et bien pour reprendre l'expression de l'auteur, "je me souviens" qu'à l'apparition du premier, je me suis dit, "ce n'est pas vrai, il va plomber le livre avec ses retours en arrière à répétition. Il n'en est rien, de plus eux même, sont nécessaires. À leur façon, ils relancent l'action, et le suspens.

Le duo, Alice et Gabriel, est attachant. Même si ce dernier est plus mystérieux, avec le côté caméléon que peuvent parfois prendre les assassins. On sent qu'il ne dit pas tout, qu'il cache beaucoup. Mais tout comme Alice, à sa façon, il est attachant.

En un mot, les rebondissements sont nombreux, ce qui rend l'histoire, addictive, un coup surmonté, les nombreux flash-back. Une plume agréable. Une fin originale, mais qui ne m'a convaincue qu'à moitié. J'ai cependant passé un très bon moment avec ce livre. Je remercie Mabiblio 1988, qui m'a aidé à le sortir de ma PAL, lors d'une lecture plus ou moins commune.


Pour aller plus loin :


À lire si vous aimez : si vous aimez le suspens, ne pas trouver l'issue d'une enquête dès les premières pages.

À éviter si vous n'aimez pas :  les fins qui se tiennent, mais qui laissent un côté amer.

Morceaux choisis :

_ Ecoutez la voix de la raison, ma petite...
_ Appelez-moi encore une fois comme ça et je vous étrangle avec ces menottes ! Je vous comprime le cou jusqu'à votre dernier souffle. Mort, on dit beaucoup moins de conneries, vous savez.

Il y a des moments dans l'existence où une porte s'ouvre et où votre vie dérape dans la lumière. De rares instants où quelque chose se déverrouille en vous. Vous flottez en apesanteur, vous filez sur une autoroute sans radar. Les choix deviennent limpides, les réponses remplacent les questions, la peur cède la place à l'amour.
Il faut avoir connu ces moments.
Ils durent rarement.

Il y aura des matins clairs et d'autres obscurcis de nuages. (...) Chaque fois, tu monteras au front, la peur au ventre, le coeur serré, sans meilleure arme que ton envie de vivre encore.
Chaque fois, tu te diras que, quoi qu'il puisse t'arriver à présent, tous ces moments arrachés à la fatalité valaient la peine d'être vécus.
Et que personne ne pourra jamais te les enlever.




1 commentaire:

  1. Contente que tu ai autant apprécié que moi.
    C'est clair que la fin se tient mais elle est vraiment étrange. Je ne l'ai pas vu venir... Quand tu veux pour une nouvelle lecture plus ou moins commune :)

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