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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

3.4.15

Le maître des insectes


Auteur :  Stuart Prebble

Traduit par :  Caroline Bouet

Genre Suspens

Edition :  Denoël


Année d'édition :   12 mars 2015


Pages : 350




Synopsis :


Londres, années 1960. Quand Jonathan Maguire émerge d'un mauvais sommeil sur le sol du salon, il a les mains couvertes de sang et le corps de sa femme Harriet gît à ses côtés. Seule lui revient à l'esprit une violente dispute avec cette dernière, qu'il soupçonnait d'infidélité. Jonathan est le tuteur de son grand frère Roger, dont le handicap mental l'empêche d'être autonome et qui consacre tout son temps libre à un étrange et spectaculaire élevage d'insectes. Anéanti par la mort de sa jeune épouse, Jonathan est néanmoins déterminé à échapper à la police, terrifié à l'idée que s'il était arrêté pour meurtre, Roger serait placé dans une institution. Jonathan a sacrifié trop de choses, y compris son mariage, pour accepter cette éventualité. Lui seul peut protéger Roger, à la fois incapable d'exprimer sa pensée et terriblement lucide quand il s'occupe de ses milliers de créatures grouillantes



Mon avis :



Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Denoël, je les remercie une fois de plus pour leur confiance.


Je ne connais pas vos habitudes de lecteurs, mais moi, j'ai plein de petits tics, presque des tocs, lorsque je commence une nouvelle lecture. Tout d'abord, je tourne le livre dans tous les sens pour l'admirer sous toutes ses coutures, puis je relis (parfois pour l'énième fois) le synopsis. Ensuite, je "lis" la couverture, (lors d'une rencontre avec des graphistes et dessinateurs, au cours d'une réunion du club de lecture, ces derniers nous ont appris, ce qu'ils appellent "lire les dessins"). Essayant de découvrir par cette dernière, ce que me réserve le texte. Avant je sentais systématiquement mon livre, maintenant, j'évite de le faire. Autre tic perdu, depuis que je me suis bêtement spolié, c'est, de lire le premier et le dernier paragraphe d'un livre.

Puis j'ouvre le livre, et là, je lis TOUT ! Du titre de présentation, aux informations éventuelles sur le titre d'origine, la biographie, et/ou la Bibliographie. Tout.

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu'ici, on vous parle de passion obsessionnelle. Mais surtout parce que si vous avez en tête le synopsis et le prologue (ne levez pas les yeux au ciel, je connais nombres de lecteurs qui ne lisent jamais, ni prologue, ni avant propos.) vous ne lierez pas ce livre de la même façon.



On s'attend dès les premières pages, à être catapulté directement au sortir, d'un meurtre, voir quelques heures seulement avant ce dernier.

Il n'en est rien. Jonathan Maguire, notre héros, nous raconte son histoire. Tel qu'il l'a vécue, et ressentit. Cherchant l'indice qui lui a échappé, le petit déclic qui fait, que suivant le choix, du moment, tout aurait été différent.
Il nous présente son frère aîné, et on comprend tout de suite, la fierté et l'amour qu'il a pour ce dernier. Cet aîné de six ans, qui aura éternellement huit ans, dans sa tête.
" Je m'estimais chanceux que Roger ne me traite pas avec le même dédain que les autres frères aînés manifestaient à l'égard de leurs cadets, et qu'il joue de bon cœur aux passe-temps que je choisissais."
On ressent leur complicité, à l'égal de celle des jumeaux. Pour le bien de Jonathan, il fut décidé qu'il serait bon pour lui, d'être séparé quelque temps de son environnement familial lors d'un séjour en camp de vacances. À son retour, Roger était différent, plus lointain, plus mature peut-être. C'est lors de leur séparation que ce dernier en est venu, à étudier les insectes. Ce simple passe-temps, devint une passion, puis une obsession.

Lorsqu'un drame, les laisses orphelins, il devient alors évident pour Jonathan, que c'est à lui que revient le devoir de veiller sur son frère. D'ailleurs, il en avait parlé à ses parents. Il met sans hésiter ses projets d'avenir de côté.

Au fur et à mesure de notre progression, loin de nous apporter des réponses, la narration, nous amène à nous interroger, sur tout, même, et, surtout, sur ce que l'on trouvait acquis ou anodin.

C'est de main de maître que Stuart Prebble, mène son intrigue. Comme un puzzle, on connaît le résultat final, et on assemble les pièces, une a une, certaines semblent aller, alors que l'on voit bien qu'elles ne sont pourtant pas à la bonne place.

Et, si vous avez pris le temps de lire le prologue, la fin vous fera froid dans le dos !

La force de ce roman, est que le quatuor formé par Roger, Jonathan, et Harriet... Et, l'insectarium. Nous subjugue. Complètement addictif, on ne le lâche plus.


Pour aller plus loin :


À lire si vous aimez : Les intrigues bien menées, les rebondissements de dernières minutes.

À éviter :   je n'ai rien à reprocher, même les deux, ou trois incohérences relevées n'ont en rien gâché ma lecture, et si je n'avais pas pris de note à ce moment-là, je ne les aurais peut-être même pas remarquées. C'est d'ailleurs pour cela que je n'en parle pas.

Morceaux choisis :

Nous nous sentions tout de suite parfaitement à l'aise, sans inhibition ni retenue. J'avais l'impression d'être un homme qui rampait à travers le désert pour rejoindre une oasis. Sauf qu'une fois atteinte, celle-ci n'avait rien d'un mirage. C'était un formidable bain enveloppant, revitalisant et régénérant.

 Le problème quand on parle sous le coup de la colère, c'est qu'une fois que c'est dit, c'est dit. A l'instant où les mots sont lâchés, il le sont pour toujours. Suspendu là-haut, dans l'atmosphère comme une épée.

Celui qui ne l'a jamais éprouvée ne peut pas comprendre la douleur physique que l'on ressent en de telles circonstances. En dépit de toute l'érudition, de toute l'éloquence et de toute l'empathie du monde, nul poète, romancier, historien ou cinéaste ne serait en mesure de donner une idée, même vague, de l'affliction et du désespoir insondables qui se sont abattus sur moi. Il n'y a tout simplement pas de mots. Tout être humain ayant fait l'expérience d'un moment comme celui-ci sait que ce que je dis là est vrai. Rien de ce que j'ai connu, lu, vu ou vécu avant ou après n'est comparable à cela. Et Dieu merci, car je n'aurais pas été capable d'y survivre une deuxième fois.

Celui-ci m'a donné l'impression de ne pas avoir quitté le commissariat depuis que je l'avais rencontré vingt-quatre heures plus tôt. Tout bien réfléchi, rien en lui suggérait qu'il ait une vie à l'extérieur du poste de police. Peut-être qu'on le mettait dans un placard et qu'on le branchait pour recharger ses batteries pendant la nuit. 


Elle était là-bas, la femme que j'aimais plus que la lune, les étoiles et toutes les richesses de la terre, et, à cet instant précis, elle enlaçait, embrassait et baisait l'hommme que je détestais le plus au monde.





3 commentaires:

  1. Tu en as de ces manies ! Mais t'inquiète, j'ai presque les meme ^^

    Ta chronique est superbe ! Comme moi tu utilises l'expression "main de maitre", c'est exactement ça !
    Et pareil, en repensant au prologue, j'ai eu froid dans le dos..... C'est vraiment un livre qui te prend aux tripes....
    GENIAL !

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    1. Ahah oui hein ;) Merci pour ma chronique. Oui il est génial je ne regrette absolument pas de m'être laissée influencer.

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