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jeudi 30 avril 2015

Dust


Auteur :  Sonja Delzongle


Genre Thriller


Edition :  Denoël


Année d'édition :  Avril 2015


Pages : 528





Synopsis :



Quelque part en Afrique, la mort rôde... 
2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série. 2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans. Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l'emmener très loin dans les profondeurs du mal.



Mon avis :


Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Denoël , qui une fois de plus m'ont permis de découvrir un excellent livre.

Lorsque Anna Baxter accepte de se rendre en Afrique pour aider le chef de police Collins, avec qui elle a travaillé deux ans plus tôt, elle est loin d'imaginer, qu'elle devra résoudre deux enquêtes, une officielle, et une qui n'aurait dû n'être qu'officieuse.

Préparez-vous lecteurs, à vivre de pleins fouet ces enquêtes, plus sordides l'une que l'autre. À première vue, elles semblent distinctes et pourtant, un fil ténue les relient.
Lorsque la magie noire côtoie, l'impensable, l'insoutenable, et le génocide. On obtient un roman noir, et passionnant !

On est happé dès les premières lignes. Un tueur en série sévit depuis deux ans. Il massacrerait ses victimes, les vidant de leur sang, sauf qu'on ne retrouve pas les corps, qu'à la place, le psychopathe laisse une croix tracée avec le sang de sa victime, et de taille humaine. Et pourtant, les corps sont bien Là, c'est ce que démontrera Anna Baxter la profileuse américaine venue en renfort.  , je ne vous dirais pas où ni comment, je vous laisse le découvrir par vous-même).

Oubliez la belle Afrique magique de "La ferme africaine" (out of africa), ou celle d'Africa Treck, encore que par moment leur épopée rejoint celle du roman de Sonja Delzongle, en moins sordide cependant.

L'auteure a su parfaitement jouer, avec la dualité de ce pays, où la misère la plus totale, côtoie, une richesse exubérante. C'est de la première version que c'est inspiré l'auteure. Par une plume fluide et précise, elle sait immerger le lecteur : " Des petits Kiosques où l'on pouvait déguster de la banane plantain en barquette frite à l'huile de palme ou de moteur. D'autres vendaient des mangues, des papayes ou des noix de coco percée, dont on aspirait le jus à l'aide, d'une paille en même temps que le virus de l'hépatite." J'ai délibérément choisi un passage neutre, car même les scènes de crime, où celles de Dust sont aussi précises. Peut-être un peu trop, car j'avais deviné depuis bien longtemps l'identité de ce dernier. C'est dommage, j'aime bien avoir la surprise à la fin.

La surprise finale, je l'ai cependant eu, avec l'autre enquête, les Africains, enfants compris n'hésitent pas à tuer ou mutiler leurs congénères albinos, dans la rue, ou jusque dans leurs lits. Afin de récolter membres et organes très prisés pour la sorcellerie. (malheureusement, ce n'est pas que pour les besoins du roman)Si on sait dès le départ qui est derrière tout ça, on prend une sacrée claque avec les raisons, et les moyens.

Dans toute cette violence, il fallait bien un peu d'oxygène. Cette dernière, c'est Anna Baxter la profileuse atypique qui nous l'offre. "Mais pour sortir indemne de toutes ces horreurs, il fallait avoir soi-même un profil particulier. En tout cas, être sacrément blindé ou un peu dérangé. Dans ce contact permanent avec le mal, les insomnies et les crises d'angoisse doublées de paranoïa étaient, la plupart du temps, la rançon du succès de Baxter."

Au début de ma lecture, ce roman me faisait plus l'effet d'un livre d'aventure que d'un thriller à proprement parlé, et bien j'avais tort, il s'agit bien d'un thriller, et je dirais même, d'un très bon thriller, à l'univers envoûtant. 


Pour aller plus loin :


À lire si vous aimez : Les thrillers qui font froid dans le dos, les scènes bien d'écrites.


Morceaux choisis :

Baxter se retrouva devant lui comme au pied d'un arbre. Il lui sembla immense. Il avait dû être un baobab dans une vie antérieure.


_ En Afrique, vous allez voir ce que vous ne verrez nulle part ailleurs, l'avait avertie Collins. Au début, vous croirez que votre esprit vous joue des tours, mais c'est tout simplement parce que, ici, les forces de la nature sont impénétrables.

Elle mettrait deux ou trois semaines, peut-être plus, à le deviner, le percevoir au fond d'elle. Mais tout d'abord, elle devait penser comme lui. Atteindre ses fantasmes, en démanteler le sombre mécanisme. Ensuite, elle entendrait sa voix dans sa tête, devinerait le moment précis où il commettrait son meurtre. Très vite il l'habiterait, l'accompagnerait jour et nuit, sans relâche.

Hanah sentait son pouls battre au galop. A côté de l'univers que lui décrivait Swili, les rue de New York et même le Bronx lui paraissaient être le monde des Bisounours.


3 commentaires:

  1. Deuxième chronique que je lis , il me tente de plus en plus.

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  2. Ton avis est super mais je ne suis pas tentée du tout, pourtant on le voit pas mal en ce moment ^^

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