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jeudi 19 mars 2015

Petit Joueur



Auteur :  Jason Starr

Traduit par :  Frédéric Brument

Genre thriller

Edition :  Denoël


Année d'édition :   février 2015


Pages : 247




Synopsis :


Plongée d'un réalisme criant dans le Brooklyn des années 80, Petit Joueur brosse l'implacable «portrait d'un jeune homme qui se noie». 

Brooklyn, 1984. Alors que la mode disco est balayée par la déferlante hip-hop, le jeune Italo-Américain Mickey Prada, lui, n'a guère envie de danser. Avant même sa majorité, il doit trimer dans une poissonnerie pour subvenir à ses besoins et à ceux de son père, un ancien joueur invétéré malade d'Alzheimer. 
Pourtant, Mickey a d'autres ambitions : il économise depuis des années pour payer ses études et vivre enfin sa vie. En attendant, il arrondit ses fins de mois en collectant des paris pour un bookmaker. Et, lorsqu'un client aux allures de mafioso lui demande de jouer pour lui, il n'ose pas refuser, quitte à mettre le doigt dans un engrenage dangereux... 
Pour se libérer, enfin de l'odeur de poisson et de poisse qui lui colle à la peau, Mickey va alors miser sur un coup bien plus grand que ses économies : son avenir.



Mon avis :



Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Denoël, je les remercie une fois de plus pour leur confiance.



" Quel crétin ! " Voilà le cri du cœur que j'ai poussé hier soir en refermant ce livre. Détrompez-vous, je ne parlais pas de l'auteur, mais de Mickey, le jeune héros.

Au début, le jeune homme apparaît assez attachant. Né dans un milieu défavorisé, il veut prendre sa revanche sur la vie. Il économise dur, depuis des années afin de pouvoir se payer l'université, afin de suivre des études de comptabilité. Mais avant, il se donne une année supplémentaire, en travaillant à temps plein à la poissonnerie qui l'emploie, depuis quelque temps. Pour pouvoir économiser plus, mais surtout, pour ne pas laisser son père, atteint de la maladie d'Alzheimer.

Avec "Petit joueur", Jason Strarr, nous plonge dans le Brooklin des années 1980, avec un univers sombre.
On est entraîné ici, dans un thriller psychologique. L'accumulation de mauvais choix, qui vont entraîner Mickey, dans une spirale de plus en plus infernale. Et faire passer le lecteur par touts les stades. L'attendrissement, la peur, le dégoût et l’incompréhension, et même la colère contre le personnage principal, qui au fil des pages, devient l'anti-héros par excellence.

Des thèmes forts comme le racisme, la maladie, le jeu, le vol, le meurtre sont abordés ici. Sans toutefois y avoir, de réel rebondissement. Le tour de force de l'auteur, nous tenir en haleine avec un rien, le premier pari que Mickey a pris pour Angelo, malgré les mises en garde.
L'écriture est-elle, que l'on s'implique, on ressent le malaise de notre héros, et on a envie de le secouer, je me souviens de m'être dit, plusieurs fois : "mais pourquoi, tu ne fais pas comme ça, ou comme ça...", "mais bon sang, soit pas idiot, réagit".

C'est là le plus gros problème de Mickey, il est, non pas idiot, comme je le sermonnais, mais naïf, terriblement, irrémédiablement naïf. La tête de Turque de première pour les autres jeunes, qui n'hésite d'ailleurs pas à le maltraiter.

La chute m'a fait penser à David le héros de mon coups de cœur 2014, qui se demandait sans cesse, si l'on naissait tueur, ou si on le devenait. (cf À main nues de Paola Barbato) Et si la réponse était, tout simplement, qu'on a tous en nous une part maléfique, et que celle-ci, se réveille, ou, non suivant les choix que l'on fait !
Comment expliquer une telle chute sans cela ?


Pour aller plus loin :


À lire si vous aimez : Les univers sombres, les thrillers psychologiques, qui entraînent les héros, dans une descente aux enfers.

À éviter :  Le manque d'action, les anti-héros, l'univers d'écrit ci-dessus 


Morceaux choisis :

- J’avais oublié... t’es rital, dit Charlie. T’es à fond dans cette merde de John Travolta et des Bee Gees. Je suis sûr que, le week-end, tu te sapes comme Deney Terrio pour aller danser sur du Donna Summer. Allez, avoue que c’est vrai. Pas la peine de nier.


A présent, sa dette envers Artie et Nick s'élevait à deux mille cent vingt dollars, et Mickey fut soudain persuadé qu'il ne reverrait plus jamais Angelo Santoro.




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