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14.2.15

L'amour nous rend liquides


Auteurs :  Julie et Pauline Derussy


Genre nouvelles érotique


Edition :  Dominique Leroy


Année d'édition :  janvier 2015


Pages : 60 sur ma liseuse




Synopsis :


Deux sœurs écrivent ensemble trois nouvelles sensuelles dont l'eau est le fil conducteur.





Mon avis :


Ce recueil offre trois nouvelles, de nouvelles écrite à quatre mains. Enfin deux d'entre elles sont écrites par chacune des sœurs, seule, puis pour la dernière, elles ont conjugué leurs talents.

La première, la DANSEUSE : écrite par Pauline Derussy, nous offre les émois d'un jeune homme partie en vacances en Inde, avec sa mère et son oncle, ce dernier titille souvent son neveu qu'il trouve trop sérieux. Aussi n'hésite-t-il pas à l'emmener dans un club de strip-tease, là François tombe sous le charme de la jeune danseuse qui se trémousse devant lui.
De retour à l'hôtel, il va se rafraîchir au bord de la piscine, mais son esprit reste hanté par la jeune femme, alors que son esprit s'échauffe, la jeune danseuse apparaît soudain devant lui.

La seconde L'ODEUR DU CHLORE : écrite par Julie Derussy. Clarisse, passionnée de natation se rend toutes les semaines, le même jour, à la même heure à la piscine, afin d'y faire quelques longueurs, elle n'a jamais pris le temps de faire attention aux autres nageurs, et tout serai resté tel quel si ce jour-là, un sans-gêne répondant au prénom de Ludovic ne s'était pas fait remarquer. La semaine suivante, elle remarque que le jeune homme, est toujours là. Peu à peu, ils apprendront à se connaître.

La troisième écrite en commun est la plus approfondie des trois, et également, ma préférée. CAMILLE ET LA RIVIÈRE : dans cette nouvelle, Camille se voit offrir un stage de canyoning, il lui faudra avant tout, prendre de l'assurance, puisque c'est ce qui semble lui faire défaut. Heureusement, le séduisant monteur Vincent veille sur ses "élèves", et malgré le rentre-dedans flagrant, d'une jeune femme, Vincent semble n'avoir d'yeux que pour Camille.

Des textes variés qui ont pour fil conducteur l'eau. Deux approches différentes et tout aussi agréables l'une que l'autre. Je disais plus haut que la troisième était ma préférée, et pas uniquement parce que c'est la plus grande et la plus approfondie, mais surtout pour sa chute. On ne sent rien venir, ce qui prouve la qualité du texte offert par les sœurs Derussy. J'ai également apprécié d'avoir l'histoire, vu par les deux personnages principaux Camille et Vincent.

   
Morceaux choisis :

Un objet tomba dans le bassin à quelques centimètres à peine de son torse. François rouvrit les yeux, brutalement ramené à la réalité. 
La première chose qu'il vit fut un reflet rouge dans l'eau bleue, comme si un brasier s'était allumé sous la surface. Puis il leva les yeux. La danseuse se tenait là, debout entre les arbres, un sourire au coin des lèvres.

Elle sursaute soudain. Une main vient d'effleurer son pied. Il n'y a pourtant pas grand monde, elle vient toujours le matin, avant l'affluence. L'intrus la dépasse en l'éclaboussant de sa nage papillon. Elle freine, se redresse. Il n'aurait pas pu se choisir un autre couloir ? Malgré tout, elle ne peut s'empêcher d'admirer sa façon de se propulser, ses bras puissants, son corps qui ondule comme une vague.


Assis sur le capot brûlant du Partner, je regarde attentivement le prochain groupe qui descend vers moi. Mon boulot commence dès maintenant : je dois être capable, en quelques secondes d'observation, de distinguer ceux qui auront besoin d'une attention particulière de ceux qui préféreront que je leur laisse une autonomie maximale. Si je me trompe, certains de mes clients passeront un mauvais moment, et si ça se reproduit trop souvent, je ne trouverai personne pour m'embaucher l'été prochain. (...)





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