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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

27.1.15

Six fourmis blanches


Auteur :  Sandrine Collette


Genre : Thriller


Edition :  Denoël


Année d'édition :  22 Janvier 2015


Pages : 275





Synopsis :


Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches… Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.



Mon avis :


Ce livre a été lu en partenariat avec les éditions Denoël , alors avant toute chose, je tiens à les en remercier, ainsi, que leur représentante Célia Giglio, pour sa confiance.


Mathias est sacrificateur, vous ne savez pas ce que cela veut dire ? Çà veut dire qu'il éloigne le mauvais sort, grâce aux sacrifices. Oui comme dans le passé, ou les pays reculés. Pourtant, l'histoire se déroule en Albanie et si celle-ci ne fait pas partie de l'Europe, elle est aux portes de cette dernière. Mais chassez de votre tête les jeunes vierges couchées sur l'autel des sacrifices. Ce sont des chèvres choisies minutieusement chez ses clients, que Mathias sacrifie. Afin que les Esprits, ou les Dieux soient favorables, lors des mariages, naissances et baptêmes. Mais si Mathias tue les chèvres en les jetant du haut de la montagne, il les respecte, et essais d'adoucir le plus qu'il le peut leur épreuve.
Il n'aime pas ce qu'il fait, mais il a le don, alors il l'accepte, jusqu'au jour, où on lui impose un jeune... Un apprenti... "Le Diable personnifié !"

Parallèlement, on suit les aventures de 6 personnes, deux couples et deux célibataires partis en trekking à travers la montagne. Un voyage gagné, un dépaysement de trois jours, 6 petites fourmis blanches, qui devront affronter plus que leur fatigue, et leur peur.

C'est un thriller psychologique à deux voix que nous offre de main de maître l'auteure. Celle de Mathias et de Lou.
Deux histoires parallèles et qui semblent complètement dissociables, l'une de l'autre. Et je reconnais que sur les 100 premières pages, je me suis demandée où voulais en venir, l'auteure. D'un côté, j'étais admirative du travail d'introspection de Lou, durant cette randonnée, qui, au départ ne semble être qu'une histoire gentillette, semblant allégée celle plus profonde de Mathias.
Puis peu à peu tout s'éclaircit ou presque. On comprend que le mal qui guette les jeunes gens et leur guide, est le même que celui de Mathias, mais on ne sait pas vraiment comment il se matérialisera.
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Quand la nature devient serial killer, préparez-vous à avoir froid et pas seulement dans le dos. Un week-end de dépaysement qui tourne au cauchemar. Une intrigue qui va crescendo, une écriture agréable et réaliste, qui sait parfaitement rendre le tout réel, on ne lit pas, on est là-bas avec les personnages, qui soit dit en passant sont aussi attachant les uns que les autres. Mathias, Lou et son mari Elias "le doux, le gentil Elias."

Tout y est, ou presque, car je ne sais pas, il me manque, un petit rien pour que se soit un coup de cœur. Il n'en demeure pas moins cependant que c'est une excellente lecture.



Morceaux choisis :

Comme toujours quand on ne se connaît pas, ce soir là, la conversation est partie sur nos boulots. Pas le plus intéressant, lais cela permet de se situer, même si on s'en fou qu'Arielle soit postière, et lutteuse le week-end, ou que Marc soit sans doute au chômage, vu qu'il ne l'a pas ouvert là-dessus.

En ce début de journée du mois de mars 2013, nous ressemblons à une courte file de fourmis montant à l'assaut des montagnes, sages et ordonnés bien en ligne, et peut-être les autres se demandent-ils comme moi pourquoi ils ont plongé dans cette escapade, à quoi cela leur seert, et si le plaisir de raconter ce qu'ils auront vécu là-haut vaut la peine que nous avons à enchaîner un pas après l'autre, inlassablement, entre les pauses pour boire, respirer, boire encore.

Même nos appareils photo, nous les détestons. Nous aurions dû nous contenter de nos téléphones portables qui n'ont aucun réseau mais auraient pris d'excellentes images. Je me souviens soudain que nous en avions parlé avec Elias avant de partir. Sa réplique moqueuse à mes oreilles _ Oui et dans vingt-quatre heures quand la batterie sera déchargée, ça te fera une belle jambe d'avoir ton super smartphone avec toi. Mais nous les avons pris malgré tout. Moi, je vis avec, je mange, je dors avec. Impossible de m'en priver, même si hier soir, quand j'ai vu la réception nulle, j'ai un peu regretté. Si c'est pour risquer de l'écraser en glissant dans la neige...


Six fourmis blanches avancent dans la neige et la glace, leurs silhouettes détachées comme celles de nomades sur les dunes du désert. Dieu, ce que j'aimerais cuire sous un soleil de plomb ; au lieu de quoi nous nous débattons toujours dans un brouillard poisseux en tremblant de fatigue. J'ai l'impression que ça fait des jours, des semaines que je marche. Des semaines que je franchis des cols, entre Marc devant et Elias derrière moi, sans rien manger, sans rien boire, m'approchant du ciel, des cieux, de l'espace où ma conscience se perd.





1 commentaire:

  1. Je l'ai lu et j'ai bien aimé :) Je pense que l'auteure nous réserve encore de belles surprises à l'avenir !

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