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mardi 6 janvier 2015

La soubrette



Auteurs :  Ian Cecil

Genre  Nouvelle érotique


Edition :  Dominique Leroy


Année d'édition :   décembre 2014


Pages : 32 sur ma liseuse







Synopsis :


Une jeune fille est employée comme auxiliaire de vie chez une personne âgée et doit rendre des comptes à la fille de cette dernière, une « femme flic ». Obligée de porter un costume de soubrette, elle attire regards concupiscents et gestes déplacés et, à sa grande honte, apprécie le traitement qu'elle subit. Ce traitement se corse peu à peu.









Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Dominique Leroy et leur représentante Chocolatcannelle, pour leur confiance.


J'ai découvert cet auteur un an au paravent, avec L'impératrice. Que j'avais beaucoup apprécié, malgré quelques passages assez hard. (voir mon avis sur mon ancien blog)




J'aime beaucoup cette couverture, aux couleurs éclatantes.




Notre héroïne, est fraîchement diplômée, d'une filière sanitaire et sociale. Fière d'elle, elle trouve  du travail pratiquement du premier coup, et en plus, elle se voit mieux payer que ces copines.

C'est à se demander ce que cache cet emploi idyllique ?

Elle le saura très vite dès le lendemain de la signature du contrat, la douce grand-mère, dont elle a la charge se révèle plus perverse encore, que sa fille, qui jusque-là, était restée dans l'ombre.




La plume de Ian Cécil est agréable à suivre, bien que parfois assez cru, sans pour autant être vulgaire. C'est l'héroïne elle-même qui nous conte son histoire, et il faut bien le reconnaître, elle a une ironie non-négligeable.


Ironique et soumise, du moins, notre héroïne, croit-elle l'être, avant de comprendre très vite que la perversité de ses patronnes, lui confère un plaisir inavouable, et que celui qui a l'ascendant sur l'autre n'est pas forcément celui que l'on pense.
La fille est la caricature parfaite de la femme flic. Quant à la grand-mère, elle est plus proche du loup, que de la gentille petite vieille.

En conclusion :


Une lecture agréablement divertissante, au ton acerbe. À la fois forte et fraîche, de par la situation, relativement dérangeante, ( ou du moins devrions nous l'être ). Et le ton employé par notre candide jeune héroïne.


La seconde nouvelle :



Le scorpion :

Imaginez passer la nuit du nouvel an, dans une prison réaménagée. Et qu'au réveil après une nuit d'ivresse, vous vous retrouviez ligoté à une chaise électrique, avant de subir, l'un de vos plus grand fantasme que vous ayez eu la négligence de révéler à votre conjoint.
Cette seconde nouvelle est plus sombre, et plus angoissante que la précédente, plus violente également. Bien que l'écriture reste agréable.
Ian Cecil arrive à nous faire ressentir la peur grandissante de son personnage.

En conclusion :


Un univers totalement différent de la première, plus violent et angoissant, avec la surprise d'un retournement de situation, dans sa conclusion.


Morceaux choisis :

La soubrette :

J'ai passé deux ans à ne rien foutre, enfin c'est une façon de parler. Parce que je ne pouvais me passer de la masturbation. Matin et soir, c'était un minimum.

Après la fête, une fois le diplôme encadré par mon père ( c'était un peu exagéré quand même, surtout quand je vois ce que j'en fait ensuite ), j'ai cherché du travail. Des auxiliaires de vie, avec les vieux qui se développaient comme le changement climatique, la démocratie et les virus, on en demandait partout. Premier jour de recherche, dix offres d'emploi. Le pied.

Le scorpion :

<< Lorsque j'ai découvert qu'ils cherchaient quelqu'un pour accueillir et guider des richards dans la prison, je me suis porté volontaire. D'abord, pour me punir : travailler au service de ceux qui m'avaient condamné était une peine autrement plus humiliante que la prison. Et puis, ayant assisté aux débauches de cette classe, j'ai voulu la punir à son tour. Ne pouvant la condamner tout entière, j'ai attendu de choisir celle qui les représenterait tous. Et cette femme, c'est vous.


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