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Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

22.1.15

Elle est pas belle, la vie ?


Auteur :  Kurt Vonnegut

Traducteur :  Guillaume-Jean Milan


Genre Contemporain, humour


Edition :  Denoël


Année d'édition :  8 janvier 2015


Pages : 160




Synopsis :



Kurt Vonnegut, romancier et satiriste d’exception, était en son temps l’un des orateurs les plus demandés pour les cérémonies de remise de diplômes. Chaque fois, il savait trouver des mots originaux, pertinents et drôles, dont les étudiants se souvenaient longtemps. Elle est pas belle, la vie? rassemble des discours que l’écrivain a prononcés dans neuf universités entre 1978 et 2004. Tantôt hilarantes, tantôt incisives, en roue libre ou du plus profond sérieux, ces réflexions sont parfaites pour quiconque fait l’expérience de ce que Vonnegut appelle «la cérémonie tant attendue de la puberté», marquant la transition entre les études et la vie d’adulte. 

Un cadeau sans pareil pour tous ceux qui souhaitent découvrir un point de vue différent, atypique, cerné par le sens de l’humour grinçant de Vonnegut, mais aussi par son humanité et la foi qu’il porte en notre morale fondamentale. Un livre prophétique et exaltant dont chaque mot résonne avec une modernité cinglante.



Mon avis :


Ce livre m'a été offert en partenariat avec les éditions Denoël , alors avant toute chose, je tiens à les en remercier, ainsi, que leur représentante Célia Giglio, pour sa confiance.

Autant l'avouer tout de suite, sans les derniers événements survenus à Charlie Hebdo, je serai passée à côté d'un excellent livre.

Si j'aime le titre qui est également un de mes leitmotivs, je ne suis pas réellement fan de la couverture, cela dit, je la comprends beaucoup mieux, depuis ma lecture.

J'avais envie de voir outre-Atlantic, ce que proposent les satiriques. Les fidèles de ce blog et de FB, le savent, j'aime l'humour, et notamment l'humour noir, quand il est bien fait.

"Conseils d'un vieux schnock à de jeunes cons", dès le départ, le ton est donné.
Il s'agit là, de 9 des discours prononcés par Kurt Vonnegut. Orateur plébiscité, satirique de première, il n'était pas rare qu'il soit demandé pour les conférences de remise des diplômes.

Chaque oraison est précédée, d'une illustration, en rapport avec ce qui suivra. Présenté tel un chapitre, avec le chiffre en gras en haut de page, juste en dessous, on trouve l'intitulé, également en gras. Et quel intitulé ! Çà donne des titres tels que "Comment gagner de l'argent et trouver l'amour", "Comment avoir ce que la plupart des milliardaires n'ont pas", etc.
Puis viens le lieu et la date où Vannegut l'a prononcé.

Enfin, une courte explication, où censé l'être, puisque cela donne : " comme si ces informations n'étaient pas suffisantes... Vannegut explique pourquoi nous rions aux blagues, pourquoi nous sommes solidaires et pourquoi il y a en réalité six saisons dans une année, et pas seulement quatre."

Ce livre ne se lit pas, il se savoure ! Du moins est-ce comme ça que je l'ai ressentit, et donc, j'ai lu les 9 parties non pas d'une traite, comme pour un roman, mais de ci de là.


Kurt Vannegut a su s'adapter à chaque occasion... Pour chaque occasion, chaque lieu, le ton est différent, parfois grinçant, hilarant, sérieux, frôlant le prêche. Mais jamais inintéressant. L'auteur porte sur la vie et les Hommes, avec un grand H, une philosophie sans pareil !

Certains m'ont fait sourire, d'autre m'ont laissé perplexe ou indifférente, mais celui que j'ai adoré, c'est le cinquième, prononcé le 17 avril 2004 à Washington, pour l'université de Spokane.
J'ai une anecdote concernant ce passage. Je l'ai commencé dans un abri de bus, très vite, j'ai eu le sourire aux lèvres, avec en plus quelques rire. Une dame s'est approchée discrètement de moi, et mine de rien, lisait par-dessus mon épaule. Lorsque mon bus est arrivé, elle m'a retenu par le bras, me disant que ce n'était pas le bus 1, ça tombait bien puisqu'il s'agissait du 2 et par conséquent de celui que je devais prendre... Mais pas elle ! Elle a d'abord fait quelque pas derrière moi, puis d'un air triste m'a laissé monter dans le bus, je lui ai alors montré la couverture du livre, pour qu'elle puisse se le procurer. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, confortablement installé, je poursuis m'a lecture, mes rires, et là, c'est un adolescent debout face à moi, qui intrigué par ma lecture s'est agenouillé petit à petit pour lire le titre de mon livre.
Moralité, ne lisez pas dans les lieux publics sous peine de contagion !

Je disais plus haut, qu'ils étaient tous intéressants, et pour cause, j'ai beaucoup aimé la philosophie de vie de Kurt Vonnegut qui tentait d'en insuffler une part aux jeunes en face de lui, par l'humour, et la dérision.
Des sujets tels que la famille, l'environnement, le bien-être de la personne, lui tenait à cœur. Mais également l'influence que les adultes ont sur les jeunes.
Plusieurs fois dans ces interventions, il demandait aux jeunes de se remémorer un professeur qui avait beaucoup compté pour eux, voir influencé leur choix.
Pour clore cet article, j'aimerais vous citer ma professeur de littérature, que j'ai eu en première année littéraire, je ne me rappelle plus de son prénom, peut-être ne l'ai-je jamais su. Elle se nommait Mme Moll, et je me souviens d'une phrase qu'elle m'avait dite, parfaitement anodine sur le coup, mais dont je me rappelle régulièrement ces dernières années.
"Je ne sais pas ce que tu feras, plus tard dans la vie, mais je suis sûre d'une chose. Tu ne pourras jamais te passer des livres."


Même si ce livre n'est pas un coup de cœur, il est une perle qui mérite d'être savourée.



Morceaux choisis :

(Il y en a tant que je ne peux tous les mettre !)

 Toute ma vie j'ai eu à Haïr _ de Hitler à Nixon, sans qu'ils aient l'un et l'autre quoi que ce soit de comparable en termes de vilenies. C'est une tragédie, sans doute, que les êtres humains puissent tirer tant d'énergie et d'enthousiasme de la haine. Pour qui veut se sentir haut de trois mètres et capable de courir cent cinquante kilomètres sans s'arrêter, la haine bat la cocaïne à plate couture.
C'est grâce à la haine, rien de plus, que Hitler a fait renaître une nation éreintée, en faillite et à moitié affamée.Vous imaginez.


La cigarette est très mauvaise pour la santé. Le cigare est si sain qu'il y a un magazine qui lui est consacré, avec des photos de fumeurs de cigare célèbres en couverture.


Le plus souvent, les meilleurs de mes professeurs étaient des femmes et, nom d'un pétard, elles étaient drôlement futées.


Si j'ai froissé l'un d'entre vous en disant du mal de Thomas Jefferson, pas de pot. Je dis ce qu'il me plaît de dire, sauf "Il y a le feu !" s'il n'y a pas le feu, parce que je suis citoyen des Etats-Unis d'Amérique. Le but de notre gouvernement n'est pas _ et ne devrait pas être _ de vous empêcher, vous ou quiconque, quelle que soit votre couleur, quelle que soit votre race, quelle que soit votre religion, d'être meurtri dans vos satanés sentiments.







3 commentaires:

  1. C'est bien d'avoir insisté sur la forme et les titres ( chose que je n'ai pas fait dans ma chronique) qui illustre bien aussi le ton des discours. Et tes anecdotes sont bienvenues. Tu as tout compris de cette leçon de Vonnegut.

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    1. merci Jostein, il faut dire que je me suis vraiment régalée.

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  2. J'ai beaucoup aimé cette lecture moi aussi, je n'ai pas non plus parlé des titre et des dessins, j'ai plus retenu l'humour, les messages glissés au sein des discours et surtout celui ci profiter de chaque petit instant de bonheur, elle est pas belle la vie, est devenue ma phrase fétiche

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