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24.1.15

Aeternam Opéra : L'opéra des errants



Auteur :  Laetitia Arnould


Genre Conte, fantastique


Edition :  Durand-Peyrol


Année d'édition :  2014


Pages : 449




Synopsis :



Poussez la porte d Aeternam Opéra et entrez dans un lieu romantique et fantastique où les arts côtoient une magie aussi terrifiante qu envoûtante... Au cours d'une nuit mystérieuse, Gabriel, un artiste maladroit et rêveur, s'égare dans Montmartre. Le quartier où il errait et qu il croyait bien connaître vient subitement de changer. Tout y respire la magie et paraît hors du temps... Désorienté, le jeune homme entre par inadvertance dans un opéra féérique et fastueux qui court sous toute la capitale française : Aeternam Opéra. Accueilli par un mannequin de cire parlant, Gabriel découvrira rapidement qu'il est prisonnier des lieux et qu'il peut l'être pour l'éternité, à moins de retrouver l'illustre Sweeteldy Cat... Il fera la connaissance des Errants qui peuplent l'opéra, comme la fascinante Ballerine et l'élégant Maraudeur. Et pour quitter leur prison dorée, ils devront ensemble percer les mystères de l'opéra et échapper à la vigilance d un vieil homme fou qui ne pense qu'à rayer des noms sur une liste.



Mon avis :



Lorsque j'ai reçu ce livre, juste avant noël, j'étais impatiente de le commencer, premièrement parce qu'il s'agit d'un conte se déroulant la nuit de noël, et que l'histoire se situe en partie, dans un quartier de Paris, que j'aime (j'aimais) beaucoup, Montmartre, mais pas le piège à touriste, qu'il est devenu, l'ancien, le vrai Montmartre, celui, comme le dit si bien, Aznavour : "je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans, ne peuvent pas connaître, Montmartre en ce temps-là", talalitala, on n'est pas là pour ça hein ?!

Et puis cette couverture, qu'elle merveille ! Mais hélas, les impératifs familiaux, m'ont obligé à réduire mon rythme, et cette lecture programmée au moment des fêtes, c'est retrouvée finalement courant janvier. Remarquez vu le temps hivernal de cette semaine, on aurait presque pu se croire à la période de la nativité.

Il y est question d'un jeune homme, Gabriel, qui, la nuit de noël, erre dans les rues de Montmartre, avec un sentiment de solitude, exacerbé par l'éloignement de sa famille, et la précarité financière. Cette dernière était déjà plus ou moins présente, mais le fait qu'il se soit fait renvoyer le jour, même, n'aide absolument pas.
Perdu dans ses pensées, il déambule au hasard des rues. Lorsque se produit un étrange phénomène, le temps semble s'emballer, avant de s'arrêter complètement. Sa montre tout d'abord, puis son téléphone portable, dont la date même disparaît de l'écran.
Sous ses pieds, les rues sont recouvertes de pavés, l'éclairage, et les illuminations, eux même semblent différent. Comme si Gabriel se trouvait à une autre époque.
La panique s'empare de lui, jusqu'au moment, ou, il pousse une vieille porte en bois, qui le conduit tout droit, au plus merveilleux, au plus gigantesque, opéra, que Gabriel n'est connu jusque-là. Mais également au plus envoûtant, et dangereux Opéra, où l'extraordinaire, côtoie l'horreur.

On entre avec ce livre dans un monde enchanté, tour à tour enchanteur, et effrayant, aux personnages divers, et envoûtants. Le monde et l'histoire que nous propose l'auteure sont totalement addictifs. Servit de main de maître par une écriture, agréable et fluide. Les rebondissements sont nombreux.
Laétitia Arnould a osé le mélange des genres, si le pari était risqué, il est cependant gagné.

Bon pour être complètement honnête, j'ai relevé ici, et, là quelques petits points négatifs, (mais si peu) j'ai eu un sentiment de répétition par endroit, comme si l'auteure avait préalablement, voulu le proposer en plusieurs volumes.
Pour la fin deux sensation s'oppose, elle semble à la fois s'étirer, et, trop rapide. La seconde avec la facilité déconcertante avec laquelle les gentils, triomphe des méchants, la première avec la conclusion. J'aurais aimé que ces deux aspects soient inversés.

Il ressort à la fin de cette lecture un immense plaisir. J'ai apprécié la diversité des personnages, leur charisme, je ne peux malheureusement ni les détailler, tant ils sont nombreux, ni en dire trop sous peine de spoiler.
Je retiendrai également le côté magique de cette lecture, qui a su à la fois, me charmer et me faire frissonner. Et même si j'y ai relevé, quelques maladresses, je ressors complètement charmée de cette lecture. ( Pour preuve, j'ai oublié de relever les passages, pour les morceaux choisis, si ce n'est pas un signe, ça... )


Morceaux choisis :

(Pour une fois, je n'en ai relevé aucun, alors je vous propose la théorie de la 99 e page)

Rapidement, l’ours parut s’agacer des feintes de son adversaire et il
se montra plus féroce. À plusieurs reprises, ses griffes mortelles et ses
crocs frôlèrent la peau blanche et nue de la nuque de son adversaire.
Gabriel regardait partout autour de lui, mais il n’y avait pas la
moindre arme. Et sans arme, il était impensable de tenter quoi que ce
soit face au monstre. Surtout que les coups apportés par Julien semblaient
traverser la fourrure dense de l’animal sans lui faire le moindre
mal. La bataille était d’une inégalité déconcertante. Mais Gabriel se
releva. Il évolua aux côtés du Maraudeur, attrapant tout ce qui lui passait
sous la main pour l’envoyer valser à la gueule de l’ours. Une aide
qui traduisait son courage mais paraissait bien dérisoire.

— Ah ! Quelle saleté ! s’écria-t-il en tentant vainement de l’assommer
avec un vieux guéridon en acajou.
— Certes, approuva Julien en évitant une morsure mortelle. Il est
coriace le bougre !

Le combat se poursuivit, sous les yeux inertes des autres animaux
empaillés. Gabriel pria pour qu’ils ne se réveillent pas, au moins pas
tout de suite… Il continua à lancer des objets souvent cassés qui traînaient
à même le sol. Il y avait là des bouteilles de verre brisé, des pots
en grès, des plateaux écaillés et des flambeaux éteints.
Soudainement, et contre toute attente, l’ours fit une curieuse
embardée. Il plaqua ses pattes empruntées sur son postérieur et il
manqua de se retrouver par terre. Il reprit son équilibre au dernier
moment. Puis il se massa le dos en grommelant.

— Qu’est-ce qui lui arrive à celui-là ? demanda Gabriel qui avait
failli se retrouver écrabouillé par l’énorme derrière du monstre. J’ai
bien failli être aplati comme une crêpe !

Julien demeura muet pendant un infime instant. Puis, profitant
de la confusion de l’ours, il s’en rapprocha en moins d’un quart de
seconde et lui porta un coup de dague juste sous le bras gauche. L’animal
laissa échapper un hurlement creux et métallique.
Le Maraudeur s’écarta, un sourire carnassier étirant ses lèvres
pâles.


Merci aux éditions Durand-Peyrol pour cette belle découverte





2 commentaires:

  1. Deuxième avis que je lis et il me tente de plus en plus.

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    1. oui il est vraiment bien, je te le conseil

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