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18.12.14

Saving Joseph


Auteur :  Laurent Clerc


Genre  contemporain


Edition :  Denoël


Année d'édition :  2014


Pages : 180




Synopsis :


Paul aussi a des choses à régler. Sa relation avec Julia meurt à petit feu ; celle-ci ne vit plus que pour ses séries télé et ne lui adresse que rarement la parole, et il cherche à tout prix à briser le mur de non-dit qui se forme entre eux.
Un beau jour, à l'approche de Noël, Paul commence à se poser des questions. Il n'est pas vraiment ce que l'on peut appeler un fidèle croyant, mais, pendant que tout le monde est en adoration devant la Vierge Marie et son Saint Rejeton, il prend le parti de Joseph : père adoptif contre son gré, obligé de se montrer compréhensif devant la grossesse miraculeuse de sa femme, quasiment relégué au rang de figurant dans la crèche, c'est lui le plus grand laissé-pour-compte de l'histoire. Après avoir constaté que l'entrejambe de Joseph est complètement dépourvu d'attributs, il décide de l'aider à se refaire une fierté, et des c*** par la même occasion.
Lorsque les parents de Paul, pour des raisons fiscales, décident de lui faire une donation de vingt-mille euros, les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Champagne, caviar, truffes, projet de voyage en Inde - et pourquoi pas au Bhoutan ? - Paul va tout faire pour reconquérir Julia à coups de billets. Mais le bonheur est peut-être, ailleurs, et il décide de partir à sa recherche, dans les couvents comme dans les bordels. Joseph et lui arriverontils à trouver ce qu'ils désirent réellement ?





Mon avis :






Ce livre m'a été offert en partenariat avec les éditions Denoël  alors avant toute chose, je tiens à les remercier, ainsi que leur représentante Célia Giglio pour leur confiance.

Sur la quatrième de couverture, un mot m'avait convaincue, "humour".




Si la couverture ne m'a pas séduite, au moins a-t-elle, le mérite de reprendre tous les éléments du livre.




Notre narrateur se rend en hiver dans une église, alors qu'il contemple une crèche, l'idée lui vient que Joseph est le père imposteur, et imposé de la nativité, le laissé-pour-compte. Alors que des millions de croyants prient l'enfant Jésus, que des milliers de personnes s'adressent à Marie, lui décide de s'adresser à Joseph, en qui il se reconnaît.
Sa vie est à un tournant décisif, il lui conte ainsi ses déboires, entraînant une suite de quiproquos.





Je m'attendais à un humour grinçant, et caustique à souhait, de l'humour noir comme je les aime. Malheureusement, on sent que le narrateur s'est auto-censuré, et c'est bien dommage, car pour le coup, le meilleur se trouve dans les dernières pages.

Si le rythme manque d'entrain, l'écriture simple et agréable permet une lecture aisée, voire fluide.
À défaut d'un véritable humour, on retrouve en revanche de vieux clichés. Notamment avec les personnages féminins, que sont Julia et Sonia.


 


Paul : c'est un homme paumé, qui face au déclin de son couple, reste un peu trop passif, et qui se laisse dicter ses décisions par autrui, ainsi gaspille-t-il une somme d'argent pour faire un voyage extraordinaire pensant reconquérir sa femme, mais se laisse influencer une première fois par la femme de l'agence de voyages, qu'il cherche à impressionner, et une seconde fois par sa femme qui préfère faire les soldes à Londres avec ses copines, plutôt que de partager des moments uniques, avec son mari.

Julia : femme de Paul, obnubilée par les séries télé, dans lesquelles, elle cherche à oublier l'échec de son couple. La femme adultère, complètement caricaturée.

Sonia : rencontrée à l'église, à l'entrée d'un groupe de nonne. Elle sera le sujet de bien des interrogations pour Paul, comment une belle jeune femme peut-elle préférer cette vie, de recluse et de soumission, à la joie qu'offre la vie.


En conclusion :


Moins caustique que je le pensais et plus de passifs que désirés, Saving Joseph semble être une ode à la résignation, et l'amertume. De plus, je n'ai pas trouvé les personnages très attachants, sauf peut-être la jeune Sonia, mais là encore, on sent poindre le dénouement. Disons qu'il se laisse lire, mais ne se retient pas. Peut-être parce que j'en attendais trop, j'aurai aimé que l'auteur s'auto-censure moins.


Morceaux choisis :

Comme tout le monde je n'ai jamais prêté attention à joseph. Son absence serait à peine remarquée.

<<Alléluia, la Bonne Nouvelle est annoncée, la pénétration n'est pas requise !>> Noël, en souterrain, est une fête d'eunuques.


Je me suis trompé sur tout : ce ne sont pas des bonnets mais des coiffes de nonnes ; la belle blonde ne me fait pas du gringue, elle racole pour l'office.



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