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28.12.14

La mouche D’Éléonore



Auteur :  Marie Laurent


Genre  Romance


Edition :  Artalys


Année d'édition :  2014


Pages : 90 sur ma liseuse





Synopsis :


Journaliste de seconde zone au physique peu attrayant, Éléonore Merteuil est brusquement abandonnée par son compagnon Fabrice. Alors qu’elle se sent au plus mal, une visite au musée de sa ville la pousse à une véritable métamorphose. Devenue beaucoup plus séduisante, elle voit sa vie basculer du jour au lendemain. Tout semble alors lui réussir, mais elle a un point faible : sa passion pour son rédacteur en chef, Adrien Valmont, un homme aussi charmant que volage. Une partie cruelle s’engage. D’autres en feront les frais, dont Sabrina Volanges, la nouvelle fiancée de Fabrice. Aux jeux de l’amour et de la manipulation, Éléonore raflera-t-elle la mise ou perdra-t-elle tout ?



Mon avis :





Ce livre m'a été offert en partenariat avec les éditions Artalys   alors avant toute chose, je tiens à les remercier, ainsi que Serge Papillon.



Je trouve cette couverture agréable et assez bien réussie.




Eléonore se fait larguer par son copain, Fabrice, le jour de leur anniversaire d'installation, dans leur petit nid d'amour. Classique, il la quitte pour une autre, plus jeune, plus jolie, plus charismatique. Après un court moment d'apitoiement, elle décide de réagir. Tout ça grâce à une exposition de peinture qui lui donne une véritable inspiration. D'abord partit sur l'idée de reconquérir Fabrice, elle se laissera finalement aller à assouvir sa vengeance, et tissera sa toile, t-elle une véritable araignée.




Si le synopsis vous dit quelque chose, c'est tout à fait normal, car avec cette romance Marie Laurent revisite Les Liaisons Dangereuses. Alors se lancer dans une telle aventure, oui c'est risqué, d'autant plus que j'aime beaucoup la version originale, que j'ai lu et relu plusieurs fois. Mais si le pari était osé, elle l'a relevé avec brio.
Dès les premières pages ont est happé par l'histoire, elle se lit d'une traite, On est totalement sous le charme de la toile qu'Eléonore tisse, dans le but de se venger.  
La plume de Marie Laurent est agréable à suivre. Le côté fantastique, qu'elle s'est permise d'inclure, ne gâche rien et donne une touche d'originalité.

Si vous connaissez les liaisons dangereuses vous savez que la boîte de pandore se retourne contre son instigatrice, la version de Marie Laurent n'échappe pas la règle, à une différence prêt, cependant, Marie Laurent est beaucoup plus sympathique avec ses personnages, que Choderlos de Laclos, quant à la conclusion.




Eléonore : d'un physique banal, voir limite ingrat, Eléonore est la femme désabusée par excellence, d'un physique commun, elle fomente sa vengeance, petit à petit, à la suite d'une tromperie et d'une désillusion amoureuse.

Adrien Valmont : rédacteur en chef, et supérieur d'Eléonore, Casanova de première, il n'hésite pas à séduire Eléonore, plein de charisme, il en joue et en abuse, pour son tableau de chasse. Son nom est souvent associé à celui des tops modèles.




En conclusion :


Une version revisitée des liaisons dangereuses fort sympathique, et si la petite touche de fantastique n'apporte rien de plus à la qualité de l'histoire, elle donne un peu de légèreté. Avec cette fin moins abrupte que dans la version originale, Marie Laurent, a su s'approprier cette histoire, sans la dénaturer. Un presque coup de cœur en ce qui me concerne, j'aurai aimé, que le côté fantastique soit plus prononcé.




Morceaux choisis :

Je passai la matinée à réfléchir à une ligne de conduite pour l'avenir. Je ne serais plus une femme kleenex qu'on balance après usage. Une nouvelle Éléonore allait renaître sur les cendres de l'ancienne : plus dure, plus déterminée, maîtresse de ses émotions. 

A côté de lui, tous les autres hommes me paraissaient fades, sans intérêt, Fabrice compris. Qu'avais-je bien pu trouver à ce mufle aux dents longues et au front giscardien ? à ma décharge, j'étais jeune et bête lors de notre rencontre : le parfait prototype de l'oie blanche.

La mouche se métamorphosa en araignée, tissant autour de la fiancée naïve une toile solide.

J'eus l'impression de vivre un conte de fées en pénétrant dans la cour illuminée au bras de mon prince charmant en smoking noir. Aux douze coups de minuit, mon chignon époustouflant s'écroulerait, ma robe de satin jaune tomberait en poussière, les escarpins à talons auxquels j'avais fini par m'habituer redeviendraient baskets et la mouche...non, elle faisait partie de moi. L'ôter briserait le charme, me rendrait à mon existence ordinaire, dépourvue de magie.




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