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mardi 4 novembre 2014

Mon cher Balmy


Auteurs :  Isabelle Boucheron


Genre  Nouvelle érotique


Edition :  Dominique Leroy


Année d'édition :   Octobre 2014



Pages : 28 sur ma liseuse




Synopsis :


Au XIXe siècle, un petit garçon observe en cachette les soirées libertines de son père, chirurgien. À la mort de ce dernier, il lui semble de son devoir de suivre ses traces en étudiant la médecine. Cependant, hanté par ses souvenirs de corps féminins, épris de peinture, Balmy mène une vie de bohème...




Mon avis :





Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Dominique Leroy et leur représentante Chocolatcannelle, pour leur confiance.

Le synopsis m'a intéressé d'où la raison pour laquelle j'ai accepté ce service presse.




Elle reprend le début de la nouvelle, lorsque l'enfant observe les soirées données par son père, elle est une des raisons qui font que j'ai choisi de lire ce texte. Je trouve qu'elle est plutôt bien réussie. Je me souviens m'avoir fait la réflexion que l'on dirait plutôt un jeune adulte, qu'un enfant, je viens seulement de voir la palette qu'il tient à la main.
Ainsi avec deux petits détails Virgiles à su exprimer ce texte, et la dualité du héros.




Le jeune Balmy a pour habitudes, d'observer les soirées coquines que son père chirurgien, donne dans leur maison bourgeoise. À la mort de ce dernier, il pense qu'il est de son devoir, de reprendre la succession de son père, et de se diriger vers les études médicales. Mais sa vraie passion est la peinture. Et si l'héritage laissé par son père, n'était pas la médecine, mais l'amour de la chaire ? Si toutes ces soirées à épier les corps, n'avaient fait que le perfectionner dans sa passion, et que son avenir, était de reproduire et de sublimer en peinture, les corps lors de leurs ébats ? Seulement au siècle dernier, il n'est pas facile de se choisir, une existence de gueux, lorsque l'on est issue de la bourgeoisie.




En une vingtaine de pages, l'auteure nous entraîne, dans les péripéties d'un jeune homme du siècle dernier, avec art, et finesse. Le ton, et les mots employés n'ont rien à envier aux livres classiques. Les fidèles savent que j'aime particulièrement cette catégorie.
En peu de mots, l'auteure arrive, à nous présenter les scènes et paysages, afin que nous les visionnions.




Les personnages sont tout aussi bien travaillés. On ressent, les choix cornéliens de notre jeune héros, entre vivre de sa passion, au risque de passer pour un gueux, et celle du devoir. Chirurgien, comme son père, rester dans ce monde bourgeois qui l'a vu grandir.
Les cousines, deux jeunes sœurs, en totale opposition, comme c'est souvent le cas, dans les familles. Louise l'exubérante, et Pauline la sage.


En conclusion :


Isabelle Boucheron, nous offre un texte de qualité, à l’écriture soignée. Les personnages sont attachants, que se soit notre jeune héro, ou ses deux cousines. J'ai beaucoup aimé le passage sur Montmartre, pas le Montmartre, tel qu'il est devenu, embourgeoisé, nid à touriste. Mais tel qu'il était, lorsqu'il était encore cette âme, d'artiste. Le même, que celui de "L'amour en héritage" de Judith Krantz


Morceaux choisis :

Pour cette femme rationnelle qu'était ma mère, sortir de ce dilemme était simple, tant les propositions que j'avais faites étaient contraires. L'art de prévenir et de soigner les maladies de l'homme était un beau sacerdoce reconnu par la société et dont je pouvais tirer de quoi mener grande vie. Quant à l'art de suggérer le monde visible ou imaginaire au moyen de mille couleurs, c'était une belle passion tolérée par la société qui me contraindrait à vivre sous les ponts. << Puisque tu as de l'adresse manuelle, me disait-elle, emploie-la à d'autres fins que tes dessins et aquarelles. Intègre l'école de médecine et oublie ces fantaisies d’artistes qui commencent à me coûter cher !>>


Tout était là pour réaliser le plus beau des tableaux : le ciel, les arbres, les roches baignée de soleil et Pauline, vêtue d'une belle robe rose à rayures blanches, placée dans une ombre transparente, dans la chaleur étouffante qui régnait en cette journée. Il me semblait avoir réussi à trouver ce que tout peintre passait son temps à chercher.




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