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3.11.14

Le Vaisseau ardent tome 2 : La rédemption du pirate


    

Auteurs :  Jean-Claude Marguerite


Genre  Fantastique


Edition :  auto édition pour cette édition ( existe aussi aux éditions Denoël et Folio )



Année d'édition :   2013 pour cette édition



Pages : 764 sur ma liseuse



Synopsis :


Hanté depuis l’enfance par la légende du Pirate Sans Nom, que lui a révélée l’Ivrogne lorsqu’il dévalisait une goélette, le Nathalie, Anton est devenu le commandant Petrac. Dans son bureau de Portland, parvenu à l’âge des bilans, ce « Sherlock Holmes des mers » reçoit la visite d’une étudiante prénommée Nathalie. Or, la jeune femme lui apporte des éléments nouveaux, qui bouleversent ses plans et le relancent sur la piste du Vaisseau ardent, pour lequel l’Ivrogne avait abandonné sa quête du Pirate Sans Nom.
Mais alors qu’il s’apprête à partir pour une nouvelle chasse au trésor, Anton s’interroge sur la vraie nature du trésor.



Mon avis :




Avant toute chose, je tiens à remercier l'auteur pour la confiance qu'il m'a accordé, en me proposant de lire son œuvre, et de dire ouvertement ce que j'en pense.

J'avais bien apprécié le premier tome, et j'avais hâte d'avoir certaines réponses.




"Je reconnais que cette couverture m'intriguait au plus haut point. Elle laisse planer un certain mystère, que j'avais vraiment envie de percer." Voilà ce que j'avais écrit pour le premier tome, la couverture est identique à celle-ci, mais au moins on en sait plus. Je vous invite également à prendre connaissance, des deux autres couvertures, toutes aussi réussies, celle des éditions folio, rappel sensiblement celle-ci, ne serait-ce que dans le jeu des couleurs, celle des éditions Denoël est plus douce, presque nostalgique.




Le jeune Anton a bien grandi. On le retrouve adulte, commandant de "son bateau", sa goélette, le Nathalie. Celui-là même qu'il a dévalisé, la nuit où il a croisé l'ivrogne.
Et c'est justement Nathalie, la Nathalie de son bateau qui par une visite impromptue, lui apportera les éléments qu'il lui manquait pour résoudre l'énigme du pirate sans nom, et du vaisseau ardent.
Alors même qu'il lui donne l'espoir d'un autre rendez-vous, il sait qu'il ne l'a reverra jamais, qu'il a enfin trouvé ce qu'il avait cherché toute sa vie. " L'or n'est rien, eux sont tout." Il a enfin compris.
Ce qu'il ne pensait pas, c'était que Nathalie se mettrait à sa recherche. Pourra-t-elle le retrouver, avant qu'il n'aille à sa perte ?




Heureusement que l'écriture de Jean-Claude Marguerite est agréable, car ce second tome est encore plus volumineux que le premier.
J'ai enfin compris pourquoi il était classé en fantastique.
Par contre bien qu'il soit intéressant à suivre, je l'ai trouvé légèrement en deçà du premier. Peut-être parce que Nathalie m'a moins touché que le jeune Anton.
J'ai souvent été bluffée par le tour que prenait l'histoire, pas facile d'en dire plus sans spoiler. Un exemple concret, je n'avais absolument pas situé l'île noire à cet endroit. Pleins de petits détails comme ça, font que notre intérêt se ravive, au fil des pages.

 

Si le jeune Anton a su m'émouvoir, le personnage qu'il est devenu adulte, m'a légèrement déçu. Il semble blasé. Parfois, il m'a même rappelé l'ivrogne. Il ne lâche rien. Rien que le nom qu'il a donné à la Goélette en dit long sur son caractère. Le "Je le veux" et il fait tout pour avoir ce qu'il veut.

"Nathalie, Nathalie, Nathalie" fille à papa, comme on dit, au lourd fardeau. Elle peine à se faire sa place entre un père milliardaire, et une mère décédée placée par ce dernier sur un piédestal. Passionnée comme l'était sa mère et sa grand-mère par l'histoire, et l'archéologie, elle donne une nouvelle interprétation à la quête du pirate sans nom. (Là encore, la révélation du nom et du jeu de mots, pour le sobriquet d'Anton, m'ont eu. Je n'étais pas sur cette idée-là.) Bien qu'elle soit déterminée et impétueuse, je n'ai pas réussi à m'attacher à elle.
Un mot sur Black Jack, le bien nommé, il est psychologiquement le plus prévisible, par contre le physique, là encore, on est très loin de l'image qu'on s'en faisait.


En conclusion :


Malgré un léger manque d'intérêt pour certains passages, qui du coup donne une sensation de longueur, ce second volet reste malgré tout sinon passionnant, très intéressant. On a envie d'en savoir plus, toujours plus. On entre dans la partie fantastique de l'ouvrage.


Morceaux choisis :

Le vieux : _ Elles recouvraient toute la coque, la mature, les...
Le guerrier : _ Elles ne nageaient pas ?
Le vieux : _ Elles grouillaient, partout, impossible de les...
Le guerrier : _ Étaient-elles grosses, au moins ?
Le vieux : _ Grosses comme ma tête !
Le guerrier : _  Si petites ?


Mon métier exige de moi très exactement la démarche inverse : je brosse, je récure, je lave l'Histoire de ses interprétations. Je raccommode, aussi, et je découpe des pièces pour boucher des trous. Vous imaginez Sherlock Holmes en train de repriser ?


<< Un trésor ne vaut que par sa carte !>> Qui a dit cela ? Et qu'est-ce que ça veut dire ? Que la carte au trésor est moins une énigme qu'une promesse ; une combinaison habile d'exaltation, d'aventure et de mystère.


Est-ce cela, mourir ? Nourrir d'une pensée l'éternité...Pour la graver au-delà des nuages ? L'Albatros apprécierait...





1 commentaire:

  1. Je m'en suis arrêtée à la moitié, il faudrait décidément que je finisse ce livre !

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