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lundi 3 novembre 2014

Confidences amoureuses et sexuelles d'une lesbienne


Couverture de Confidences amoureuses et sexuelles d'une lesbienne 


Auteurs :  ChocolatCannelle


Genre  Nouvelle érotique


Edition :  auto édition 


Année d'édition :   4 novembre 2014



Pages : 36 sur ma liseuse






Synopsis :


Une lesbienne raconte sans pudeur les diverses aventures qu'elle a menées, jusqu'au moment où l'amour la rattrape, enfin.



Mon avis :





Avant toute chose, je tiens à remercier l'auteure pour la confiance qu'elle m'a accordée, en me proposant de lire son œuvre, et de dire ouvertement ce que j'en pense.

Je savais que ChocolatCannelle, la représentante des éditions Dominique Leroy, écrivait, elle aussi, des nouvelles érotique, je m'étais promis de les découvrir. (j'avais téléchargé sur le site de Cultura "Affaires Classées X" malheureusement, j'ai cassé ma précédente liseuse, avant d'avoir eu le temps de le lire.)

C'est donc avec impatience et appréhension que je me suis plongée dans cette lecture, (appréhension, car, et si je n'aimais pas.)




Je suis une fan de sanguines, alors forcément, j'adore cette couverture.





Notre jeune narratrice, a été profondément malheureuse et déçue suite à la rupture de son premier grand amour. Elle se promet donc, de ne plus tomber dans le piège de ce dernier. Mais elle refuse de se priver pour autant du sexe. Elle expérimentera toute les facettes que peut offrir, la drague et "le plan cul" d'un soir, comme dirait mon fils. Mais pourra-t-elle à jamais se satisfaire des relations sans lendemain, ou succombera-t-elle finalement à l'amour ?


C'est sur un ton acerbe que notre narratrice nous conte son histoire. Elle porte un regard, caustique tant sur ses congénères, que sur elle-même. La plume de ChocolatCanelle est fluide, l'emploie de quelques mots vulgaires ne dérange aucunement et renforces le sentiment sarcastique dégagé par la jeune femme. Je ne sais pas vous, mais moi, je suis friande d'humour noir, quand il est bien fait. Et là le ton est juste. 


Je ne vous parlerai que de l'héroïne, les autres étant bien trop nombreuses. Elle est touchante, de fragilité, elle se retranche derrière un côté abrupt, afin de se préserver. 


En conclusion :


Un style agréable et fluide, qui se lit d'une traite, je me souviens d'avoir été surprise, de l'avoir déjà fini. Un ton doux-amer, une héroïne attachante.


Morceaux choisis :

Je ris lorsque j'entends grogner les costumes-cravates sur l'absence de fraîcheur des hôtesses de leur compagnie aérienne. << Ils n'embauchent plus que des boudins>>, ai-je entendu l'un de ces hommes en gris fulminer dans un hall d'embarquement. Pauvres chéris, ils voudraient des bombes en mini-jupe, les jambes gainées de bas, le corsage coupé court sur une poitrine proéminente. S'étaient-ils regardés dans un miroir ? Des épaules basses, le cheveux gris, une stature empâtée, la chair boudinée et flasque. Et ils se croyaient séduisants, probablement. Je riais : tandis que leur avion les conduisait à une prochaine conférence ou réunion au sommet, une femme au visage plâtré par le fond de teint pour cacher ses rides leur servirait du café.

Je suis probablement atteinte d'une forme de fétichisme de la chevelure. Je ne peux entrer en contact avec une femme qu'après avoir admirés ses cheveux. Mon premier geste est pour eux. Mon souvenir d'une femme tient le plus souvent à une couleur, une ondulation, une souplesse, une longueur du cheveu. C'était pour moi extrêmement déroutant de devenir à mon tour un fétiche, de sentir des doigts enserrer et tirer ce qui relève, oui, c'est le cas, du sexuel.
mon mari à le même fétichisme, et je crois bien qu'il nous l'a refiler à notre fils et moi même.


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