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30.10.14

Don Juan ou la passion d'un mythe


Couv Don Juan 800                    



 Auteurs :  Charlène Willette

Genre  érotique


Edition : Artalis


Année d'édition :  2 octobre 2014



Pages : 118 sur ma liseuse



Synopsis :



Une femme de notre époque décide de se glisser dans la peau de Marie Tudor et de prendre le plus célèbre des amants : Don Juan. « Alors, pourquoi Marie choisit-elle Don Juan ? Parce qu’il est le plus insaisissable des fripons ! Le plus détestable des hommes ! Le plus macho des amants ! Mais aussi le plus séduisant des Roméo ! » Pour le trouver, elle organise un gigantesque casting en vain. C’est donc à partir des dix mâles les plus séduisants qu’elle va le créer et jouir avec lui des plaisirs de la chair, se confronter à lui, mais également à elle-même.




Mon avis :





Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Artalis pour leur confiance.

Lorsque j'ai choisi ce titre, je pensais très fortement à la version classique, que j'aime beaucoup. J'étais curieuse de voir la version revisitée.






J'aime beaucoup, elle me fait penser aux livres anciens, qui étaient reliés avec une écriture à la feuille d'or.





Bien que la narratrice soit notre contemporaine, elle se met dans la peau de Marie Tudor. Afin de procéder à un long casting, dans le but de découvrir, son Don Juan. Tel qu'elle le rêve, le veut et le perçoit. 
N'en trouvant aucun à son goût, elle n'hésitera pas à jouer les Frankenstein, afin de créer "son" homme parfait. Elle le façonnera corps et âme. Allant jusqu'au bout de ses fantasmes, lui imposant une libido parfois malsaine.





Parfois, on choisit mal notre ordre chronologique de lecture. J'ai eu le malheur de découvrir ce livre à la suite d'un méga coup de cœur. Ce qui m'a valu de passer complètement à côté de ce dernier.

Pourtant tout commençait bien. J'ai beaucoup aimé le passage du casting, les attentes de notre narratrice, son imagination en façonnant le Don Juan parfait, en empruntant un morceau de tout ceux qui étaient finalistes. Qui n'a jamais rêvé de prendre le meilleur de deux ex, ou connaissances et de les associer, afin de créer quelqu'un de mieux. Qui n'a jamais prononcé cette phrase "On devrait prendre, ceci, ou cela chez un tel et un tel, pour n'en faire qu'un."

Notre narratrice ne se contente pas de le dire, elle le fait, et le décrit de façon presque comique, je me souviens avoir eu, un petit sourire à ce moment, là.

C'est après que ça s'est gâté. Si le style est fluide avec une qualité indéniable côté vocabulaire, le ton reste très masculin.

Cependant, j'ai beaucoup aimé la chute. Et l'idée que le corps peut se souvenir, aussi bien que le cerveau.




 Je ne me suis pas du tout attaché à l'héroïne. Ni reconnue dans cette femme autoritaire, à la sexualité effrénée certes,  mais parfois vraiment malsaine. 

 Le Don Juan qu'elle a façonné, je le trouve trop policé, trop fade.



En conclusion :


Je suis passée complètement à côté de ce livre, peut-être parce que j'en attendais trop. L'idée de l'auteur semble être de casser l'image du Don Juan tel qu'on le connait, prétentieux, et macho. Si tel est le cas, alors c'est réussi.

Cependant tout n'est pas à rejeter et l'idée véhiculée, pas déplaisante non plus.
Avec le choix de deux protagonistes aussi fort que Marie Tudor et Don Juan, j'aurai espéré plus de punch.
C'est peut-être une déception pour moi, mais n'hésitez pas à vous faire votre propre opinion, cela ne veut pas dire que vous ne l'apprécierez pas.



Morceaux choisis :

Don Juan n'est qu'un mythe ; il est la caricature du bel hidalgo, brun ténébreux, le regard sombre et la peau mate.
Il est l'archétype du macho qui peuple le bassin méditerranéen et le symbole de nos sociétés patriarcales. 
Indomptable, dur, viril et fier.


Elle aimait le sexe, c'était certain, mais pas n'importe lequel et pas à n'importe quel prix. Ce qu'elle souhaitait, c'était l'excellence, le suprême. Bref, un amant de qualité et non un homme rustaud aux grossières manières.


Il se penche sur moi et se promène sur mon corps en effleurant chaque partie dont il fait une sorte d'état des lieux.
<< Marie, ma belle Marie, tu es bien plus qu'une reine, tu es une déesse. Tu es Vénus parmi les mortels. Tes yeux sont si enjôleurs, ton sourire est ensorcelant et j'aime qu'il me dévoile tes deux petites canines carnassières. (...)


Elle n'était ni reine ni princesse ; il n'était ni Don Juan ni le prince charmant mais ils s'aimèrent tellement...
...Qu'ils ne se marièrent pas et qu'ils n'eurent aucun enfant.




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