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19.9.14

La dame aux papillons

Auteur :  Jess Swann


Genre  Fantastique


Edition : Artalis


Année d'édition :  mai 2014



Pages : 92 sur ma liseuse





Synopsis :


Violet Sorrow, née d’une Créole et d’un Anglais, ne se tient plus de joie! Elle va enfin rencontrer la famille de son défunt père et visiter la lointaine Angleterre, dont son père lui a tellement parlé. Mais quand elle arrive sur place, elle reçoit un accueil mitigé. Son cousin germain Andrew, ce jeune homme exécrable qui passe ses journées à boire, semble la détester, alors que sa cousine Constance l’enchante par son caractère joyeux et spontané. La société anglaise est-elle aussi parfaite qu’elle l’avait pensé ? Et quel secret cache aux yeux du monde William, l’oncle de Violet ?
Les apparences sont parfois trompeuses, ce que notre héroïne apprendra aux détours d’un récit gothique où la folie côtoie une antique mythologie… Sans oublier un soupçon de romance.



Mon avis :


Avant tout, je tiens à remercier les éditions Artalis, pour leur confiance, et pour m'avoir permis cette très belle découverte.

Mon choix s'est porté sur ce roman, d'une part pour le titre, et d'autre part, plus que la couverture ou le synopsis pour l'extrait qui m'était offert. Pour l'anecdote, lors de ma sélection je souffrais d'une terrible migraine, ceux, qui en ont savent combien dans ces moments-là, notre attention est superflue, et pourtant j'ai remarqué tout de suite la qualité de la syntaxe.

Faut pas rêver non plus, une fan de couverture comme moi, ne peut pas faire autrement que la trouver belle. Malheureusement tout ce blanc en ebook ne ressort pas super bien.

Violet née de père Anglais et de mère "Indigène" pense ses soucis résolus, le jour, où son oncle, l'invite à se rendre en Angleterre. Oui, mais voilà, si pour les Créoles de Port-Royal, elle est trop blanche pour être acceptée, en Angleterre sa peau, est trop sombre !
Ce qui devait être une fête, l'espoir de se voir enfin acceptée par cette famille paternelle, qui l'a toujours rejeté, n'est qu'une immense désillusion.
Seule Constance, sa jeune cousine, semble l'appréciée, son oncle, lui, l'accepte sans plus. Quant à son cousin Andrew, n'en parlons même pas. Ivre du matin au soir, il n'a qu'un mot à la bouche "Dégage".
Il règne dans ce manoir anglais comme une sombre menace, amplifiée par l'attitude des domestiques. Et si les apparences n'étaient pas ce qu'elles semblent être ?

C'est un petit roman, par le nombre de pages, mais grand en qualité. L'auteure nous mène là, où, elle veut en venir, tout en douceur, notre lecture se fait crescendo. Si on entre touts de suite, dans l'histoire, cette dernière devient, de plus, en plus addictive, si bien que vers la deuxième moitié du livre, on arrive plus à poser ce dernier, jusqu'au dénouement final. Et quel final !

Je crois bien que je suis passée par tous les sentiments possibles et imaginables. Au départ, j'étais un peu triste de cette fin (désolé je ne vous en dis pas plus, pour ne pas spoiler), non pas qu'elle soit bâclée, mais elle me laissait un goût amer. Puis en y réfléchissant bien, je me suis dit, que ça ne pouvait pas être autrement, sinon le livre ne nous marquerait pas autant.

On ne peut pas faire autrement que de s'attacher à Violet, compatissante, douce, courageuse, fleur bleue, sans être mièvre. Presque trop indulgente.
Je ne vous parlerais pas, volontairement des autres personnages, je vous laisse les découvrir.


En conclusion :


C'est un excellent roman, qui devient, de plus, en plus addictif. Une fin réellement surprenante que l'on ne voit absolument pas venir. Le tout servi avec un ton juste, et une syntaxe agréable. C'est le genre de livre qui vous poursuit encore longtemps après l'avoir refermé. Pas passé loin du coup de cœur, mais ne me demandez pas pourquoi cela n'en est pas un. (sans doute parce que je n'en mets pas facilement).



Morceaux choisis :


(...) Vous n'êtes pas un parti envisageable pour quiconque appartient à la noblesse. Votre meilleure chance d'union avantageuse était le gouverneur de Port Royal mais je ne jette pas la pierre à votre mère pour l'avoir refusé, (...)

Était-ce donc cela l'Angleterre ? Un bout de terre entouré de grisaille, battu par les éléments et humide ? Le cœur lourd, la jeune fille observa les falaises peu hospitalières qui s'étendaient à l'horizon.

Les yeux délavés de son oncle fixèrent ses épaules dénudées et il eut un grognement désapprobateur avant de reposer le regard sur son visage.
"Je vous imaginais moins brune, enfin je suppose que cela conviendra tout de même."



4 commentaires:

  1. Un roman addictif et une fin surprenante , j'ai adoré.

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  2. Que de compliments ! MERCI beaucoup pour cette belle chronique :)
    Je suis très contente que le roman vous ai plu

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