Mes dernières chroniques




vendredi 22 août 2014

La mécanique des fluides


             
Auteur :  Lidia Yuknavitch

traducteur : Guillaume-Jean Milan

Genre : Contemporain

Edition : Denoël

Année d'édition :  septembre 2014

Pages : 335         








Synopsis :


Nageuse depuis sa plus tendre enfance et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas, mais est renvoyée aussi sec pour consommation de drogues et d’alcool. Lidia décide alors de participer au projet d’écriture de Ken Kesey, auteur culte de Vol au-dessus d’un nid de coucou, car, elle en est convaincue, l’écriture est sa vocation. 
La Mécanique des fluides n’est pas une histoire d’addiction, d’abus et de perdition : c’est le triomphe implacable du pouvoir des mots et de l’écriture. Un roman coup de poing sur la résilience, dans lequel le récit autobiographique est magnifié par une écriture originale et percutante.



Mon avis :


Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Denoël et leur représentante Dana Burlac, pour leur confiance.


La couverture est originale, et je me souviens qu'elle m'a beaucoup intriguée, pour une fois, elle ne m'a pas influencée dans mon choix, puisque je ne l'ai découverte qu'un coup le livre en main.


Lidia, nous livre ses souvenirs, ses ressenties, dans ce livre confession. Sans tabou, elle nous parle de 4 de ses grandes passions que son la natation, la drogue, le sexe, et l'écriture.


Perplexe, voilà comment m'a laissé cette lecture. Pourquoi ? Car pour la première fois, je suis bien incapable de noter un livre, j'ai à la fois adoré (pour certains passages) et détesté (pour certains passages).

En gros : dans un style novateur, les idées s'enchaînent sans ordre réel. Lidia donne libre cours à ses pensées. Les chapitres sont courts, voir très courts, pour certains. Ils représentent tous un souvenir, ou une idée abordée.
L'écriture, elle, alterne entre délicatesses de plume et mots crus. L'auteure n'hésite pas à répéter certains mots, parfois sur plusieurs lignes. Elle jongle avec les mots, comme avec les styles.

Je n'ai en général aucun mal, avec le langage cru ou vulgaire, surtout que là, il est utilisé sciemment, pour donner beaucoup plus d'impact au ressentit du lecteur, par rapport à la déchéance dans laquelle l'auteure était tombée. Mais c'est aussi cette insistance qui a fini par m'agacer profondément.

J'ai adoré le début, et la fin, et fini par détester tout le milieu. L'auteure ouvre en nous racontant avec des mots merveilleux, la naissance de son bébé mort-né, les images qu'elle véhicule à ce moment, et la description quasi-poétique de ses sentiments suite à une telle tragédie, sont en opposition totale, avec le style de ses souvenirs de drogue, et d'alcool. De même, la fin est un hymne à l'espoir. 




En conclusion :


Ni bon, ni mauvais, c'est le genre de livre qui fera polémique, à sa lecture. Comme je le disais, je l'ai à la fois adoré et détesté, mais à mon humble avis, il aurait gagné en qualité en étant plus court sur la moitié. L'auteure s'est peut-être un peu trop focalisée sur ces années de galère. Si la nouveauté, à souvent du bon, l'insistance en a rarement.
Une chose est sûre si je ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais, et si je l'avais lu, dans un contexte différent, je l'aurais abandonné en cours de route, ce qui aurait été dommage, puisque le dernier tiers, est à l'égal du premier.



Morceaux choisis :

J'aimais mon entraîneur de natation. C'était le seul homme de ma connaissance qui était gentil avec moi. C'est l'homme qui m'a expliqué pourquoi il y avait du sang qui coulait le long de ma jambe à l'entraînement, et comment y remédier alors que je pensais être en train de mourir d'un cancer. C'est l'homme avec qui je passait six heures par jours, six jours par semaines à m'entraîner pour gagner. il me corrigeait mon crawl. Il me poussait quand j'étais fatiguée.Il me soulevait en l'air quand je gagnais, mettais son bras autour de moi et une serviette, quand je perdais.


C'est près de la mort que je me sentais le plus vivante de toute façon.


Quand j'avais treize ans j'ai confessé les secrets de mon père dans la boîte noire catholique à un autre père dans la maison de notre père lequel m'a dit que je ne devrais pas mentir.

Fais honneur à ton père.

lecture en demie-teinte





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire