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30.7.14

Viou


Couverture Viou, tome 1    







Auteur : Henri Troyat


Genre contemporain

Edition : J'ai lu

Année d'édition :  1980 pour cette présente édition

Pages : 189





Synopsis : 


Depuis la mort de son père, Viou habite au Puy chez ses grands-parents, Comme la vie paraît monotone à cette petite fille de huit ans, si entière et passionnée ! Entre sa mère qui travaille à Paris, une grande-mère austère, et un grand-père lointain, Viou s'efforce d'affirmer son goût dévorant pour la vie.




Mon avis :



Ah ! Henri Troyat ! C'est sinon mon auteur préféré, l'un de mes chouchous, du moins ceux dont je collectionne la bibliographie, parfois même en plusieurs éditions. J'ai acquis récemment le titre "à demain Sylvie" qui est la suite de Viou, autant, je me souviens très bien avoir déjà lu Viou, autant le tome 2, je n'en suis pas certaine. Et je ne voulais pas commencer ce dernier sans avoir, au préalable, relu celui-ci, voilà pourquoi il faisait partie de ma liste pour le challenge ABC de la littérature.


J'aime beaucoup cette couverture de toutes celles que je connaisse, c'est celle que j'aime le plus, ce croquis à la fois simple et beau évoque très bien le texte de l'auteure.


Sylvie, surnommée Viou par sa maman, vit chez ses grands-parents paternels depuis que son père a été tué à la guerre. Séparée de "maman, elle vit dans l'attente des visites de cette dernière, car la petite fille de 8 ans se sent bien seule dans cette vie de grandes personnes aux routines, bien huilées.


La plume d'Henri Troyat a ceci de particulier, elle est à la fois agréable à lire de par sa fluidité, et riche en vocabulaire. Il arrive, grâce, aux nombreuses métaphores à nous faire ressentir les sentiments de Sylvie. Complètement perdu entre cette grand-mère bigote et ce grand-père attachant qui semble avoir perdu toutes joies de vivre. Elle essais non seulement d'être la sagesse incarnée, la petite fille parfaite dont rêve sa grand-mère, mais également de comprendre ce monde d'adulte qui la dépasse.


Je ne sais pas comment il peut, nous parler d'une vie monotone, sans que l'on trouve le texte long. Au contraire, on se noie dedans avec plaisir, tant les personnages et l'histoire sont touchants.


Sylvie, dis Viou est une petite fillette, pleine de vie, à qui l'on refuse toute exubérance, sous prétexte que son papa est décédé, d'ailleurs, elle a le privilège énorme de dormir, dans la chambre de jeunesse de ce dernier, mais ne doit pas déranger les souvenirs de ce dernier. Comme l'uniforme que grand-mère brosse longuement chaque semaine.


Grand-mère : femme, austère, retranchée dans la religion. Peu démonstratrice, et souvent aigre.

Grand-père : homme important dans le Le Puy où il gère un commerce, on, le sent-bon vivant, en dedans et bourru au dehors surtout en présence de sa femme. Dont il est tout le contraire.

Enfin vienne maman et tante Madeleine, peut présente, mais elles ont ceci en commun que l'une et l'autre sont le refuge de la fillette. La première est la jeunesse incarnée et la seconde la parfaite caricature de la vieille fille de l'époque.



En conclusion :



Un merveilleux texte où le lecteur devient peu à peu la petite Sylvie Lesoyeux. 


Morceaux choisis :

Soulevée par les larmes comme par une vague, Sylvie se précipita hors du salon, grimpa l'escalier sonore et se retrouva couchée, à plat ventre, sur la carpette, au pied de son lit, avec l'ours Casimir dans ses bras. Elle ne se révoltait pas contre la punition. Bien mieux, elle la jugeait méritée. Mais elle ne pouvait pas, pour complaire aux grandes personnes, déclarer qu'elle aimait ce portrait alors qu'il lui faisait horreur. Sous les traits de son père, c'était un étranger qui avait pénétré dans la maison.



Maman s'assit sur le tapis, les jambes repliées, le buste souple, à la façon d'une écolière. En la regardant, Sylvie se dit : " Ma meilleure amie, ce n'est pas Martine Dédorat, c'est elle !"



Les classes reprirent, monotones, avec leur cortège de leçons, de devoirs, de punitions, leurs disputes entre élèves et leurs conciliabules secrets dans la cour de récréation. Les heures oscillaient entre l'école et la maison. Et, à la maison, il n'y avait que de vieux visages. La rigueur de grand-mère, les silences de grand-père, les lorgnons de tante Madeleine. Chaque jour ressemblait à la veille. Dans l'ennui des semaines, Sylvie en arrivait à attendre la visite au cimetière comme une distraction.






3 commentaires:

  1. Un roman que j'avais adoré adolescente , il faudra que je le relise un jour . Tout comme toi , je me souviens pas d'avoir lu la suite .

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    1. J'adore troyat, et je dois dire que ton pseudo m'a souvent fait penser à ce livre ;-)

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  2. Je ne connais pas cet auteur mais vu ton avis je me dis que je vais essayer :)

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