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vendredi 11 avril 2014

Rose Morte tome 1 : La floraison


Couverture Rose Morte, tome 1 : La Floraison
   

Auteure : Céline Landressie

Genre : fantastique bit-lit

Editeur : Editions de l'Homme Sans Nom

Année d'édition :  2012 

Pages : 480




Synopsis :


France, fin du xvie siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...




Mon avis :



Il y a des livres qui coulent tout seuls tant au moment de leur lecture, ils correspondent à notre état d'esprit, d'autres au contraire nous permettent de nous évader.
Et puis il y a ceux pour lesquels on n'arrivent pas à accrocher, et qu'on délaisse au bout de quelques pages, enfin, il y a ceux que l'on sent captivants, mais qu'on lit au mauvais moment, le tome 1 de Rose Morte fait partie de ceux-là.

Je l'ai lu à un très mauvais moment côté vie privée, trop de fatigues, et de stress, mais j'ai persisté, car je sentais que c'était un vrai, bon livre.

Si j'avais qu'une chose à reprocher à l'auteure, c'est la longueur des chapitres. Car la lecture m'a été longue et laborieuse.
Je me suis endormie plus d'une fois dessus, voulant absolument finir le chapitre avant de dormir, oui, mais voilà, il n'est pas rare que les chapitres fassent 60 pages ! Alors évidemment, je m'endormais au milieu et j'avais plus qu'à chercher où j'en étais la fois précédente.

À l'inverse si je devais félicité l'auteure, se serait pour son exhaustivité ! En effet tout y est ! L'Histoire avec un grand H, la passion, le suspens, la politique, le souci du détail, (présent jusque dans l'écriture ), et même de manière un peu détourné, la mythologie.




Honte à moi, je ne sais plus qui m'a présenté ce livre, mais lorsque je l'ai vu, j'étais séduite, j'adore la couverture, elle est non seulement très belle, mais je trouve qu'elle représente assez bien, le personnage central qu'est Rose.
Je me souviens juste qu'on m'en a parlé en bien, comme d'un roman fantastique, on m'avait caché le côté Bit-lit qui se devinait pourtant à travers la quatrième de couverture. Mais j'avoue ne pas y avoir prêté plus d'attention que ça.



Nous sommes, fin du XVIe siècle, au temps des guerres de religion, et de l'Edit de Nante. Le thème de départ est assez récurent puisque Eileen de Greer, qui préfère qu'on l'appelle Rose, est la fille unique de Lord Greer, réfugié Anglais, ce dernier veut la marier à tout pris, alors qu'elle-même refuse tous ses prétendants. Aussi belle qu'intelligente, elle fomente avec sa meilleure amie un piège qui lui permettra non seulement de se débarrasser de son prétendu fiancé, mais également d'échapper à tout mariage arrangé. Leur supercherie marchera au-delà de ce qu'elles espéraient, à une exception prête, en la présence du conte Artus de Janlys.

Comme je vous le disais en introduction la lecture me fût laborieuse, tout au moins sur une bonne moitié du roman. Car pour l'autre partie, je ne sais si c'est le fait que l'intrigue a pris finalement son envol, ou, si, c'est grâce au week-end des mille, mais la seconde partie, m'a semblé plus facile, devenant, de plus, en plus prenante.
Le style de Cécile Landressie, est surprenant. Plus haut, je vous disais également que notre auteure avait le souci du détail, jusque dans l'écriture, ainsi, elle n'a pas hésité, afin de rendre son histoire plus crédible, à apporter un ton d'antan. Après quelques pages d'adaptation, le lecteur est complètement embarqué dans l'histoire et le style littéraire coule de lui-même.
Le souci du détail, certes, mais toutes ces descriptions sont à double tranchant, d'un côté des images défilent dans notre tête, claires, mais d'un autre cela entrave un peu la trame de l'histoire, et alourdie considérablement les chapitres. Peut-être le roman aurait gagné à être allégé.
Un autre point a retenu mon attention, alors que Cécile Landressie, nous dissèque, les tenues, les salons, etc au moment d'une bataille précise ( excusez-moi de ne pouvoir en dire plus sous peine de spoiler), on manque cruellement de détail, pour le coup, la scène semble se jouer trop facilement, sans conviction.



Côté personnage, Rose à eu un temps, ma préférence, bornée et fière, maligne et intrépide, elle me plaisait bien. Malheureusement, cette Rose là, laisse la place, à une rancunière male à l'aise avec sa nouvelle condition. Elle était prête à tout pour assouvir et sa vengeance et son amour, mais lorsque se dernier la met à l'épreuve, s'en est fini. Jusqu'au jour, où.

Le conte de Janlis, lui, se veut être tout le contraire au début, mystérieux et énigmatique, bien que de nombreux éléments, glissés de ci, de là, nous permette de nous en faire une idée. Deviens tour à tour, borné et froid. On le sent meurtri au fond de lui-même, et cette meurtrissure le pousse à vouloir protéger Rose, mais de façon fort maladroite, voir un tantinet égoïste. À moins que ce ne soit que de la maladresse.

Autour de nos deux protagonistes tout une ribambelle de personnages secondaires, fleurissent, là encore, on apprécie le travail méticuleux de l'auteure, car ils sont variés et l'on y retrouve, tout ce qui fait un bon roman, voir la vie, tout simplement. La meilleure amie, fidèle, bien que tout le contraire de notre héroïne, le père attentif, proche de sa fille, supportant ses caprices, et la mère exigeante et autoritaire. J'ai eu plus de mal avec ce personnage. Et puis, il y a, les vrais bons, les faux méchants. Les vrais amis, et les sournois, comme dans la vraie vie, il n'est pas bon se fier à tout le monde, et le dénouement apporte un regard nouveau. On n'a rien vu venir, et lorsque l'on a soupçonné un petit quelque chose, l'auteure s'est empressée de nous mettre sur une autre piste.




En conclusion :





Une lecture en demi-teinte, avec un début fort long, pour moi, mais une intrigue qui se révèle peu à peu passionnante, un livre complet comme rarement, qui aborde, le fantastique, l'Histoire avec un grand H, la romance, la politique, et même une enquête policière ! Le tout mené de main de maître, il est certain que je lierai la suite, mais il est également sûr que cette fois-ci, j'attendrai le moment propice.


 lecture en demi-teinte





Morceaux choisis :


Un passage empli de poésie


Il y avait dans ses iris un étrange chatoiement, une sorte de lent miroitement donnant l'impression saisissante qu'ils étaient en mouvement. Comme si elle eût contemplé la surface d'un lac caressé par la brise. Un lac de montagne, au printemps, qui refléterait les verts pâturages alentours. Un lac isolé où seuls viendraient boire les loups à la nuit tombée... Un lac serein. Insondable. Éternel...

2 commentaires:

  1. J'ai lu les deux tomes, et j'ai beaucoup aimer. Pas un gros coup de cœur, mais un univers que je suis contente d'avoir pu découvrir :)

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  2. j'ai adoré! quel travail au niveau historique!

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