Mes derniers Avis lectures


Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

19.4.14

Noir Tango : la bicyclette bleue tome 4



Auteure : Régine Deforges

Genre : romance historique

Editeur : Ramsay

Année d'édition : 1991 pour cette édition

Pages : 372






Synopsis :



En novembre 1945, au sein de l'Allemagne vaincue, le tribunal de Nuremberg juge les criminels nazis.
Léa, envoyée par la Croix-Rouge, y retrouve François qu'elle a revu quelques mois plus tôt à Montillac.
Elle s'effondre lorsque Sarah lui raconte le cauchemar de Ravensbrück. Sarah convainc bientôt François de rejoindre le réseau de "Vengeurs" qu'elle a constitué pour traquer et exécuter les anciens nazis, partout où ils se trouvent.
Une chasse qui les conduira jusqu'en Argentine où le régime péroniste accueille et protège les criminels de guerre.




Mon avis :





Ma dernière relecture, concernant cette saga. Je peux maintenant lire le 5 e volet, pour le challenge ABC de la littérature. Ma petite piqûre de rappel, à bien joué son rôle.


Un mot sur la couverture, tout ce bleu, donne un sentiment de plénitude, comme un ciel d'été. Mais il ne faut pas si tromper, l'orage gronde encore.


Dans ce quatrième tome, François et Léa, y retrouvent Sarah Mulstein, qui les entraînera, dans sa vengeance contre ses bourreaux, et de façon plus générale dans la traque des Nazis en exilent. Pour cela, ils iront jusqu'en Argentine.


Avec la fin du troisième opus, on est en droit de se dire, qu'on en a fini avec les descriptions hard, que le style et la plume de l'auteure si limpide et plaisante, ne sera plus entaché par tant de détails explicitement scandaleux. Et bien, on a tort ! Sarah va relater sa descente aux enfers, la perversité de ses bourreaux, dans les camps de concentration. L'horreur que nous décrit Régine Deforges est juste insoutenable, pour le coup elle n'a rien à envier à Chattam. Sauf que là, on sait que, cela sait réellement passer.

Contrairement à son prédécesseur ce tome si, souffre moins des explications historiques. Et pourtant, on ne peut qu'être admiratif devant le travail de recherche effectué par l'auteure.
Il y a même un certain courage de sa part, à prendre position, elle ne se contente pas de nous expliquer à travers l'histoire de ses personnages, que certains juifs ne peuvent oublier toutes les humiliations subies. Elle nous fait comprendre, à travers Sarah, pourquoi cela est fondamentalement impossible.

À travers ses mots, ses connaissances et son imagination, on comprend mieux pourquoi, la guerre est toujours présente, bien que cette dernière soit officiellement finie.
Les procès de Nuremberg, bien qu'indispensables, n'ont malheureusement pas été suffisant, et nombre de Nazis ont choisi de s'expatrier en Argentine. Et dans d'autres pays. Franchement s'était une partie de l'histoire que j'avais oubliée, ou que j'ignorai.



Côté personnage, comme pour chaque tome, des nouveaux personnages secondaires font leur apparition, plus ou moins détaillés par l'auteure, parfois avec juste le minimum à savoir sur eux. Une fois de plus Léa connaîtra des désillusions sur ses amitiés. Et si l'auteure lui offre quelques petites joies, notamment à travers Françoise, elle lui réserve bien d'autres souffrances. En partie apporté par un sentiment de culpabilité envers sa plus jeune sœur.

Toujours aussi fidèle en amitié et en amour Léa acceptera, non seulement d'aider François et Sarah dans leur quête de vengeance, mais ignorera ses sentiments de jalousies pour leur accorder, sa bénédiction. Comme quoi la petite Léa Delmas à bien grandit durant ces terribles années de guerre. Malheureusement certains de ses travers ressortent encore, la conduisant à l'imprudence. Déjà lors de la résistance, elle flirtait avec la mort, mais cette fois ci elle a bien failli la voir de très prêt.

François Tavernier est à la fois plus proche et plus loin de Léa. Lui aussi est fidèle en amour, et s'il avait pu aider Sarah sans inclure Léa, il l'aurait fait de bonne grâce. Malheureusement pour lui les deux jeunes femmes sont aussi entêtées l'une que l'autre.



En conclusion :


   
Une lecture toujours aussi addictive, des passages prenants, le quotidien de Sarah lors de son internement dans les camps de concentration sont bouleversant, la folie qui découle de sa haine pour ses bourreaux, admirablement exploitées.
Le tome dont je me souvenais le moins, sauf pour la fin, et qu'elle fin !



Morceaux choisis :


Un passage pris au hasard dans le texte, tellement plongée dans ma lecture, j'en ai oublié de relever des extraits


" Quand en finirait-on avec cette épouvante? La guerre était terminée il fallait oublier. Oublier ? Non, on ne pouvait pas, on ne devait pas. Et sans cesse se heurtait dans l'esprit de Léa cette contradiction."


2 commentaires:

  1. Oui ce tome est passionnant et important je trouve car il ne faut pas oublier toute cette partie de l'histoire … qui n'est pas souvent dans les livres et pourtant !
    J'avais trouvé qu'il portait vraiment bien son titre tant il est sombre et dur la plupart du temps et je me souviens m'être dit à la fin de celui-ci que tout était dit.
    C'est sans doute le tome le plus poignant et le plus fort de la série.

    Bonne suite :)

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  2. Merci My, oui tu as certainement raison de dire que tout était dit, c'est certainement pour la même raison que je n'avais encore jamais lu la suite.

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