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17.4.14

Le Diable en rit encore, la bicyclette bleue tome 3






Auteure : Régine Deforges

Genre : romance historique

Editeur : France Loisir, pour cette version

Année d'édition : 1985 pour cette édition

Pages : 430




Synopsis :



1944 : la guerre a fini d'hésiter et chacun a choisi son camp. L'heure est venue des tueries, des règlements de comptes et des grands affrontements militaires. Léa a mûri. Après avoir découvert l'horreur, elle connaît le courage et la haine. Engagée dans toutes les luttes, jusqu'au bout de ses forces, elle trace son chemin volontaire de Montillac en feu à Berlin en ruine, passant par un Paris en liesse où rôdent encore les dangers. Pendant les deux dernières années de cette guerre atroce, la mort est sa compagne et c'est en elle qu'elle puise les infimes raisons d'une vie qui aura l'éclat de l'amour.




Mon avis :



Est-il nécessaire de préciser que, j'ai effectué cette relecture, comme une piqûre de rappel, en vue de la lecture des 6 derniers tomes.


La guerre est sur le point de se terminer, les Américains vont faire leur entrée dans Paris, la résistance connait ses dernières heures, sans aucun doute les pires, Léa n'a pas fini de pleurer, car cette guerre lui ôtera, encore bien des êtres chers, lui fera vivre, bien des cauchemars au sens propre du terme. Mais l'heure n'est pas encore à l'oublie, et au pardon. Le peuple Français sort d'une horreur, pour se replonger dans une autre, celle de la vengeance.


Il est bien difficile, de ne pas copier mot à mot, mon avis sur l'écriture du second tome, car ce troisième opus, est identique à son prédécesseur.
Une fois de plus Régine Deforges n'épargne, ni ses lecteurs, ni ses personnages ! Les horreurs sont d'écrites de façon méticuleuse, les détailles historiques sont toujours présents, si je devais avoir un reproche à faire, c'est le manque de cohérence sur certains événements, qui bien qu'essentiels à l'avancée du roman, peuvent nous donner à penser que l'auteure a choisi la voie de la facilité.
Mais finalement on lui pardonne, car elle nous offre, une fois de plus, une lecture addictive.
Si l'écriture est fluide, je reconnais avoir passé certains passages trop détaillés, dans les références historiques, ces derniers parfois un peu long, cassent le rythme.


Du côté des personnages, l'auteure a fait le grand nettoyage, aussi, je ne vous parlerai pas en détail d'eux, tout au moins de ceux que l'on connaît depuis le premier tome. Mais fort heureusement de nouveaux personnages font leur entrée. Comme un lord anglais qui s'entichera de Léa, il représente le double de cette dernière, aussi capricieux l'un que l'autre. C'est le fil conducteur qui lui permettra de s'échapper aussi bien vers l'Angleterre que vers L'Allemagne, chaque fois qu'elle le désire. Personnage clé, bien que trop pratique pour l'auteure, un Tavernier Anglais qui connait tout le monde, et qui peut faire la pluie et le beau temps !

Justement François Tavernier est moins présent au début du roman, il ne fera son apparition que bien plus tard. Mais c'est encore grâce à ce dernier que Léa, pourra s'engager dans la croix rouge. En Allemagne il y retrouvera Léa.

Est-ce que Léa est moins superficielle ? Oui, la fin de la guerre et les dernières tragédies l'ont renforcée, bien que rien ne la prédestine à la croix rouge, elle défendra son projet bec et ongle, sans d'autre talent que celui de conductrice, elle y excellera, et pourtant, ne se sentira pas à sa place, pas plus en Angleterre, qu'en Allemagne. Je sais que Régine Deforges a besoin de faire bouger ses personnages afin de nous décrire le côté historique, mais pour le coût cette bougeotte, dessert et son héroïne et son œuvre.




En conclusion :


Le diable en rit, encore, est le dernier de la trilogie de la bicyclette bleue, sur fond de Seconde Guerre mondiale, même si parfois les passages historiques peuvent se révéler un peu longs, et les événements s'enchainer de façon, trop simpliste, ce roman reste à la hauteur des deux autres, passionnant et addictif, même si je lui préfère de très loin le second tome.



Morceaux choisis :


Un passage pris au hasard dans le texte, tellement plongée dans ma lecture, j'en ai oublié de relever des extraits, mais je pense qu'il explique bien à lui seul ce que bien des gens ont pensé à la fin de la guerre.


-Pauvre Mireille... Est-ce que la mort de Fayard et de sa femme le venge? .... Prendre une vie n'a jamais rendu la vie... et pourtant, comme on a envie de les tuer ceux qui ont fait mourir ceux qu'on aimait...




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