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lundi 28 avril 2014

Le Bracelet électronique



Auteur : Guillaume Perrotte

Genre : érotique

Editeur : Dominique Leroy

Année d'édition :  mars 2014

Pages : 145





Synopsis : 


Jo, photographe culinaire, purge sa condamnation à son domicile, un bracelet électronique à 

la cheville. Il avait frappé sa femme, Nat, après avoir développé une jalousie maladive, 

renforcée par une impuissance chronique.






Mon avis :



Ce livre est un service presse des éditions Dominique Leroy et leur représentante Chocolatcannelle, que je remercie une fois de plus, pour leur confiance.


Un mot sur la couverture, même si ce n'est pas le genre qui me fait flasher, je reconnais qu'elle est efficace, et révèle bien le texte. Je ne parle bien évidemment pas du bracelet à la cheville, mais de cette jambe musclé, de ce geste provoquant, aussi bien du personnage au premier plan, que de la femme au second. Lui tout en force, et elle un rien provocante.


Le narrateur, est condamné à purger une peine pour violence conjugale, chance, ou, mal chance, il a le pouvoir grâce au système du bracelet électronique de la purger à son domicile. Oui, mais voilà, la peine à résidence est souvent psychologiquement plus dure à supporter que celle en cellule.


Jo nous raconte son histoire. Pourquoi, il a tapé, sa femme, avec ses jeux de mots et ses calembours.
Ce qui au départ était un texte plutôt léger, et parfois amusant devient vite pesant. Car plus on avance dans le texte, et plus on ressent la "folie" du héros. Le ton employé passe du familier amusant, au familier menaçant, voir insultant.
D'une jalousie maladive, il n'a pas supporté lorsque sa femme Nat, par désespoir, ou par défi lui a révélé, qu'elle l'avait trompé dès leur nuit de noces.
Les moments présents, s'alternent à ceux du passé, tout est prétexte pour que Jo se souvienne de ce terrible soir, où il a battu, sa femme à mort.

Par le ton employé au départ, le lecteur, prend presque pitié de ce pauvre homme, dont la femme va jusqu'à louer la villa à côté de la sienne, pour mieux le narguer et le provoquer.
Puis, plus ses flashbacks, se font pressants, plus le lecteur, se pose des questions, est-ce que Jo dans sa paranoïa, n'aurait pas imaginé tout ça !

Il laisse le lecteur complètement perdu, à lui de cerner le vrai du faux.





En conclusion :



Une fin surprenante pour ce roman à la fois sombre comme un thriller psychologique, et érotique, au vu des nombreux détails sur les diverses relations de Nat, qu'elles soient réelles, ou supposées par Jo.


Morceaux choisis :



Voici les passages relevés lors de ma lecture.


(...) Grâce à votre clémence de femme infidèle - si,si, je l'ai lu dans votre regard de sale rate de magistrat, et je peux vous assurer, sans me parjurer,que je deviens incollable dans mon instinct d'époux brimé - (...)

Définitivement merci, madame la justice en bas noirs et talons aiguilles, de m'avoir enfermé chez moi et de m'autoriser à dormir sur l'ancien lit conjugal, 



Vu que c'est une autre styliste culinaire que je travail désormais, une certaine Virna : grande bringue toute sèche style grenouille de bénitier, à la fois imbaisable et mal baisée, mariée à un gros oculiste (con)servateur, à moitié aveugle.



Ce saligaud de cousin avec qui nous avions fait, gamins, avec nos autres cousins, durant les vacances d'été, des concours de bite. Les cousines jouaient encore à la dînette, les cousins déjà avec leur quéquette. Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était à celui qui pisserait le plus loin, puis qui l'aurait la plus dure et la plus longue. C'est moi qui pissait le plus loin.

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