Mes derniers Avis lectures


Attention tout les livres jeunesse à partir de Matilda, vous renvois sur mon blog spécial jeunesse, afin que vous puissiez y lire mon avis.

15.4.14

101 avenue Henri Martin, La bicyclette bleue tome 2


Auteure : Régine Deforges

Genre : romance historique

Editeur : Le grand livre du mois, pour ma version

Année d'édition : 1995 pour cette édition

Pages : 395





 Synopsis :



cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. La vie est dure. Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations. Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas va découvrir la délation, la lâcheté, la collaboration. Ses proches vont subir les tortures, d'autres trahir. Elle va choisir farouchement le camp de la liberté : La Résistance.

Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs et des vraies horreurs, elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime... Seuls, son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête... On suit ses personnages avec passion et elle sait nous faire vivre ces années d'Occupation, chez les résistants comme chez les collabos, dans les vignes bordelaises comme dans les rues de Paris, avec une étonnante puissance d'évocation. 
Sylvie Genevoix, Madame Figaro.




Mon avis :



Tout comme le premier tome, j'ai effectué cette relecture, en vue de la lecture des 6 derniers tomes.


Nous sommes en 1942, c'est le temps des privations, des collaborations, des déportations, des dénonciations, mais c'est aussi le temps de la résistance, elle se construit lentement, chacun à désormais le choix, certains choisiront d'être résistants, d'autre s'associeront aux Allemands, d'autre préféreront la neutralité.


Régine Deforges ne mâche pas ses mots. Elle nous plonge dans l'horreur, contrairement à d'autre auteurs traitant de sujets similaires, elle ne se contente pas des horreurs commises par les nazis, mais également de celles des Français à leurs compatriotes.
Avec une syntaxe fluide, des chapitres plus ou moins longs, elle donne un rythme cadencé. Par le choix des mots, les images chocs qu'ils provoquent, l'auteure ne se contente pas de nous narrer une histoire. Elle nous plonge au plus profond de l'Histoire avec un grand H. On se retrouve au milieu de ses résistants, aux côtés de Léa.
Les références historiques sont encore plus fournies que dans le premier tome. Et comme pour celui-ci, arrive le moment où, il vous est impossible de lâcher le livre. Le finir devient crucial.

Cette fois-ci, on ne suit pas exclusivement le roman par les yeux de Léa, mais également par ceux des autres personnages, qu'ils soient principaux où secondaire. Cela donne plus de profondeurs.


Tout comme pour le tome précédent, les personnages secondaires y affluent. Beaucoup ne sont là que pour aider la quête de Léa, l'avancée de la résistance. Certains ne sont qu'un fil conducteur, et l'auteure ne s'y arrête pas. Mais parmi tout cela, il y en a un qui ne peut que vous marquer. (bien sur je vous laisse le découvrir, même si c'est une relecture, j'évite les spolies) C'est d'abord sa gentillesse, son dévouement pour la famille Delmas, alors que l'on ne le voit pas dans le premier tome, (ou du moins, je n'en ai pas le souvenir) qui vous interpelle, son engagement pour la résistance, au péril de sa vie, ne vous surprend même pas. Mais son devenir, avec une note explicite de l'auteure, afin de vous faire comprendre qu'il s'agit non plus d'un personnage fictif, mais de quelqu'un ayant existé, vous laisse sans voix.
Si de nouvelles têtes apparaissent, d'autres sont toujours là. Il y a les faux vrais, amis, les faux, vrais ennemis, comme Mathias et Camille, durant ces premières années de conflits, ils se sont révélés.

Régine Deforges s'attarde plus longuement sur eux, on en apprend un peu plus. Et ils nous apparaissent bien différents du premier tome.

La famille de Léa, est également mise plus en avant, les bons comme les moins bons, eux aussi ont fait leur choix, et se ne sera pas sans conséquence, Léa n'a pas fini de souffrir, car dans cette guerre impitoyable, elle perdra encore des êtres chers.

Si le personnage de François Tavernier n'est guère plus détaillé que dans le premier tome, celui de Raphaël Mahl prend toute sont ampleur, tour à tour cynique, et ignoble, il peut sans crier gare, se révéler d'une fidélité amicale incroyable. J'ai souvent eu envie de lui mettre une paire de claques, mais j'ai pleuré par la mort horrible que l'auteure lui a infligée, il avait beau être traitre, et opportuniste, il avait cependant un côté attachant.

Léa n'échappe pas non plus, au remaniement de la plume de son auteure, à une exception près cependant, lorsqu'elle se retrouve en présence de François Tavernier, là, elle redevient une petite peste égoïste, sinon elle semble plus mûre. Son appétit pour la vie, lui donne une force incroyable. Elle ne minaude plus, et semble être éprise de François Tavernier, beaucoup plus que ce qu'elle est prête à avouer. En un mot, elle est beaucoup moins agaçante que dans le premier tome. Même si par moment, elle reste très inconsciente. Confondant parfois, bravoure et stupidité.

Je vous disais plus haut que l'on n'en apprend pas plus sur Tavernier, il est toujours énigmatique, la seule certitude que l'on est à son sujet, est l'amour qu'il porte à Léa, ce qui ne devait être qu'un jeu, c'est refermé sur lui, le piégeant dans ses propres sentiments. On sait aussi que son rôle envers les Allemands n'est qu'une couverture.



En conclusion :


Un second tome de qualité, mon préféré, du moins en ce qui concerne les quatre premiers, il est addictif, facile à lire, et les personnages bien que variés sont attachants. 




Morceaux choisis :




Un passage pris au hasard dans le texte, tellement plongée dans ma lecture, j'en ai oublié de relever des extraits

- J'aurais pu en effet. Je ne m'explique pas très bien pourquoi je ne l'ai pas fait. J'aime bien Sarah ou plutôt le souvenir de certaines beuveries dans certains bars de Montparnasse. Souvenez-vous du mot de Jules Renard : "Il n'y a pas d'amis, il y a des moments d'amitiés." Rien n'est plus exact entre Sarah et moi.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire