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jeudi 27 mars 2014

La bicyclette bleue



Auteure : Régine Deforges

Genre : romance historique

Editeur : édition Ramsey, pour ma version

Année d'édition : 1983 pour moi

Pages : 392





 Synopsis :



1939. Léa Delmas a dix-sept ans. Sa vie se résume aux senteurs de la terre bordelaise, à la lumière des vignobles, à la tendresse des siens. La déclaration de guerre va anéantir l'harmonie de cette fin d'été et jeter Léa dans le chaos de la débâcle, de l'exode, de la mort et de l'occupation nazie. Léa va être contrainte à des choix impossibles.




Mon avis :




Autant l'avouer tout de suite, ce livre n'était pas une découverte, j'étais adolescente la première fois que j'ai découvert ce roman, et les trois tomes suivants. Mais je dois lire la suite prochainement, et plutôt que de regarder la version télévisée, j'ai préféré, relire les 4 premiers tomes.

Et bien non, je ne regrette absolument pas ! J'avais gardé de ma première lecture, l'image d'un livre léger, d'une belle romance, que voulez-vous à 15 ans, on n'a pas le même regard qu'à quarante ! Je dois sans doute ce souvenir à mon côté fleur bleue de l'époque, allez savoir.

Mais avant de poursuivre, je voudrais mettre au clair quelque chose, oui, oui, je suis au courant de l'affaire du plagiat, ma bibliothécaire de l'époque, c'était bien chargé de me l'expliquer et de me donner à lire les deux versions. Personnellement, j'aime les deux ouvrages. Normale me direz-vous puisque qu'ils sont similaires. Et bien au risque d'en vexer plus d'un, et d'en découdre avec les redresseurs de torts, je pense que celui qui s'arrête à cette simple constatation a tort.

Au début de l'ouvrage de la bicyclette bleue, l'héroïne Léa Delmas, me fatigue, et m'énerve autant que sa jumelle américaine. Cependant pour avoir relu il y a peu "Autant en emporte le vent", le lecteur qui sait faire, abstraction de cette similitude, verra que Régine Deforges a su faire évoluer son personnage féminin. Alors que si j'adore tout autant l'œuvre de Margaret Mitchell son héroïne est agaçante du début à la fin. Et pour clore le sujet, je pense que chaque auteur est plus ou moins, influencé par ses lectures, si ce n'était pas le cas, je n'entendrais pas en permanence, que tel livre, ressemble à tel autre. Et si pour une fois on arrêtait de comparer les livres entre eux, pour ne se concentrer que sur celui qu'on lit.

Ceci étant dit voici ce que j'en pense :

Comme on peut s'y attendre, notre héroïne à peine sortie de l'enfance, pas tout à fait une femme, elle n'a que 17 ans, est d'une beauté à couper le souffle, aussi exaspérante que peut l'être une fille de cette âge, qui plus est adorée de son père. Mais si Léa peut se montrer une véritable peste, en enfant gâtée, et égoïste, elle sait aussi se montrer courageuse, et loyale.
C'est à la fois une gamine qui s'amuse à jouer les femmes fatales, et à la fois une enfant, fragile comme un petit animal. Elle aime séduire, les hommes de son entourage, et ne supporte pas que l'on ne succombe pas à ses charmes.

Comme on peut s'y attendre également, on est en présence d'un triangle amoureux, entre Léa, Laurent son ami d'enfance dont elle se croit profondément amoureuse, puisque ce dernier lui préfère Camille, c'est d'ailleurs au fiançailles de ces derniers que commence l'histoire. Et de François Tavernier, homme secret et sarcastique, dont on ignore tout, sinon qu'il a le chic d'apparaître comme le messie, pour résoudre les problèmes de Léa. Mais que fait-il exactement ? Et qui est-il ? Il semble toujours avoir un pied avec les résistants et l'autre avec les Allemands.

Comme on peut s'y attendre on est à la veille d'une guerre, ici la seconde guerre mondiale. L'auteure a très bien su mettre en évidence, le côté à la fois insouciants des Français de l'époque, qui fait place peu à peu à la confiance puis au doute, envers son gouvernement.
En introduction je vous disais que lors de ma précédente lecture je n'avais gardé en mémoire que le jeu amoureux des personnages. Je dois avouer que j'ai véritablement été surprise avec cette seconde lecture par la richesse, des informations données de cette époque. Mine de rien Régine Deforge nous fait avancer tels des funambules, entre un monde de désolations, et d'horreur et un monde, de luxure. Le second venant adoucir les précédents passages.

Je n'ai rien a reprocher au texte. Il est fluide, les événements s'enchaînent bien. Les rebondissements sont nombreux et l'auteur sait nous tenir en haleine.

Cependant, il fallait bien que je trouve quelque chose quand même ! Le côté de Léa qui s'évanoui dès que la pression ce fait trop intense, comme un bug de son cerveau, peu s'il ne lasse pas, être pour le moins peu crédible, voir agaçant.



En conclusion :



J'avais beaucoup d'appréhension qu'en à cette relecture, j'avais peur de ne pas l'apprécier autant que la première fois, et bien, je dois être honnête et dire que bien au contraire, je l'ai vraiment beaucoup aimé, une fois de plus c'est un vrai petit coup de cœur, et finalement peut-être pas pour les mêmes raisons que la première fois. Ce roman est vraiment, vraiment passionnant.



Morceaux choisis :



voici quelques phrases relevées lors de ma lecture 


- Ils mourront pour la liberté.
- La liberté... Où est la liberté quand on est mort ?

Rien n'est impossible. Il faut seulement un peu de courage.

Parfois mon corps tout entier est gonflé de larmes que mes yeux ne suffisent pas à égoutter et dont je ne sais comment me vider.




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