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vendredi 10 janvier 2014

Une larme de joie



Auteur: Kévin Iacobellis

Genre : Témoignage

Editeur Amaltée

Année d'édition :  2013 pour cette édition

Pages : 110 (sur ma liseuse)





Synopsis :



 A 23 ans, mes parents m’ont laissé seul dans ce vieux monde. Papa est décédé d’une tumeur au cerveau et maman s’est suicidée. Aujourd’hui, je suis confronté tous les jours à leur absence. Malgré les circonstances, je continue de vivre comme si ma vie reprenait un certain sens, comme si j’avais le droit de fermer cette porte derrière laquelle se trouvent mes parents. Je n’ai rien pu faire pour sauver mon papa, ni même ma maman, mais je suis devenu différent en acceptant le choix de ma maman.
Pour la première fois, depuis que ma maman est partie rejoindre mon papa, j’ai décidé d’ouvrir mon cœur et de verser une larme, une larme que j’intitule Une larme de joie. Je vous invite à me suivre dans cette histoire qui reprend mes peines, mes regrets et mes choix face à la vie.



Mon avis :


Avant toute chose, je tiens à remercier l'auteur, Kévin Iacobellis, de m'avoir confié son manuscrit afin de récolter mon avis.

Cela fait un petit moment déjà que j'ai terminé ce manuscrit, mais la vie faisant que parfois, il nous est impossible de se concentrer afin de donner son ressentit, ce n'est que maintenant que je vous le donne.

Déjà, le fait de l'avoir lu depuis plus de deux mois, ne me pénalise pas, puisque ce livre fort m'est resté en mémoire comme si je l'avais fini hier. Dès le synopsis, on connait le sujet, et, qui n'a pas un jour dans sa vie perdu un être cher !

Dans une larme de joie, l'auteur est non seulement confronté à la mort de son père, mais également à celle de sa mère, qui a suivi peu de temps après, comme c'est parfois le cas entre deux être fusionnel.

On pourrait s'attendre à un livre sombre, ou amer. Il n'en est rien. Car l'auteur n'est pas là pour s'apitoyer, mais pour faire son deuil, il prend la plume, et couche sur le papier ses impressions et ses ressentis.

Ce texte se découpe en deux parties, (en fin si je puis dire, mais je reviendrais en détail sur le style ultérieurement) au départ, j'ai eu le sentiment de me confronter au chagrin, d'un enfant, au sens propre du terme, je ne sais pas si c'est intentionnel ou pas, mais Kévin Iacobellis emploie à foison l'expression "mon papa", "ma maman", comme le ferait un enfant et non un jeune homme. Puis on sent que plus l'auteur accepte son deuil, plus il mûrit, et emploi finalement les expressions "mon père", " ma mère". Au départ, il situe, et les événements, et lui par rapport aux événements.

Puis peu à peu, il s'interroge, sur la vie, essais de trouver des réponses, fait ses propres expériences, mais son cheminement avance, et le temps fait son travail.

Le style est à la fois familier, et perturbant, familier, car l'auteur s'adresse à nous comme s'il écrivait une lettre, ce n'est pas un simple papier, qui recueille ses mots, ces derniers s'adressent bel et bien au lecteur lui-même. Tout comme le narrateur, imagine le lecteur lors de la lecture, il nous permet de mieux le cerner, en nous en disant un peu plus sur lui-même, tel que ses études et ses habitudes. Perturbant, car peu ou pas structuré, les idées viennent au fur et à mesure des besoins de les exprimer. Comme on le fait lorsque l'on discute au téléphone. (c'est sans doute d'avoir un adolescent à la maison qui me fait penser à cette image.)

En conclusion :


Une excellente approche, pour quelqu'un qui à perdu un être cher, les mots de l'auteur sonnent  juste.
Une lecture plutôt agréable.


Morceaux choisis : 



Le décès d’un proche est une phase de la vie à laquelle on
n’échappe pas. Chacun vit sa peine à sa façon, certains pleurent
pour libérer leurs douleurs tandis que d’autres réconfortent
ceux qui pleurent. Pour ma part, j’ai tendance à m’isoler, à m’écarter
physiquement du problème pour éviter de le vivre, de l’affronter. Un
jour, quelqu’un m’a dit : « Mon grand, la vie est parsemée de souffrances
mais aussi de joies, surmonter la douleur permet de mieux
profiter du bonheur ». Aujourd’hui, je suis orphelin de mes deux
parents et j’ai la sensation qu’il ne me reste plus que de la joie à
vivre. À défaut de devenir celui que je rêvais d’être, je reste un
gosse, un enfant brisé par le chagrin, mais heureux dans son travail.
C’est bien vrai, je suis orphelin à la fois de mon papa et de ma
maman, mais j’ai encore un frère, un oncle, un cousin à aimer et, qui
sait ? Peut-être plus encore…





3 commentaires:

  1. Réponses
    1. mais de rien, j'aime bien jouer les tentatrices =D

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  2. J'ai lu un livre de cet auteur qui m'a bien plu. Je lirai celui-ci également.

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