Mes derniers Avis lectures




22.1.14

Le Pacte



Auteure : Mary Jo Putney

Genre : Romance Historique 

Editeur : Milady (pemberley)

Année d'édition :  2012 pour cette édition

Pages : 384 




Synopsis :


A la mort de son père, le comte de Cromarty, lady Jocelyn se sent trahie. Cet homme dont elle se sentait si proche a prévu dans son testament une clause qui oblige Jocelyn à se marier avant ses vingt-cinq ans. Alors que la date fatidique approche, lady Jocelyn ébauche un stratagème qui lui permet de contourner cette contrainte tout en faisant acte de générosité envers un officier blessé. Mais ce calcul si raisonnable ne prend pas en compte les progrès de la médecine… ou la force des sentiments que va lui inspirer cet homme admirable qui semble si sincèrement épris d’elle.




Mon avis :



Ce livre faisait partie de ma liste d'envies de la fin de l'année dernière, et ce juste pour la couverture, que je trouve magnifique, digne d'un tableau, avec cette harmonie de couleurs, l'expression du visage, par rapport à la posture des corps, vraiment, j'adore.
A tel point que je n'ai absolument pas prêté attention au synopsis.

Aussi lors de la lecture des premières pages, j'ai eu l'impression de lire un de ces livres, à l'eau de rose que je lisais pré-ado. Puis peu à peu, je me suis laissée embarquer par l'histoire.

Lady Jocelyn ne veut pas que son oncle et sa tante, la dépossède du reste de son héritage. Leur avoir concédé, le domaine, la maison où elle a grandi, et qu'elle aimait tant, suffit. Aussi est-elle prête à tout pour honorer le testament de son père, sans toute fois, prendre en considération les demandes en mariage de ses prétendants, "certainement des coureurs de dot", le seul candidat à qui elle donnerait bien volontiers son cœur, ne s'intéresse qu'aux femmes mariées.

Aussi lorsqu'elle rend visite à un ami, dans l'hôpital militaire voit-elle enfin, la solution à ses ennuis en se liant, à un mourant.

Nous sommes plongés dans l'Angleterre des années 1815, juste à la fin de la bataille de Waterloo, où les conventions et la médecine, sont bien loin de ceux de nos jours. Aussi sentons-nous, un minimum de recherche de la part de l'auteure, ce qui rassure considérablement. Elle ne se contente pas de nous conter une romance, mais une vraie histoire.
Avec des personnages, principaux et secondaires, complexent et attachants. Avec un certain humour...
 Car la force de se roman, est le mélange des histoires, si celle de Jocelyn et David, reste assez prévisible, la plus inattendue est celle de Sally la jeune sœur de David, ( je ne vous dirai pas avec qui, pour ne pas spoiler), ainsi que celle qui dépend directement de nos héros, puisqu'il s'agit du personnel.
L'auteure nous démontre par le personnage de Jocelyn que les blessures enfantines, sont celles qui font le plus de mal, et qui nous influent encore plus dans notre vie d'adulte.
Sally, la jeune sœur de David, est le personnage qui évolue le plus au long de ce roman, de la mégère coincée, elle passe à la jeune femme, aimable et souriante, qui saura mettre ses qualités en valeur.

Le style de Mary Jo Putney est fluide, cette romance se lit vite, et bien que l'on se doute de la fin, on ne lâche pas le livre tant que l'on n'en est pas certain.


En conclusion :



C'est le premier livre de cette auteure que je lis, mais je sais d'avance que ce ne sera pas le dernier, car j'aime le style de Mary Jo Putney, et qu'avec cette romance, "à l'intrigue délicieusement complexe où se mêlent, passion, violence et rédemption" (cf Nora Roberts ), elle a su me convaincre. 
  


Morceaux choisis :



— Vous m'avez guidé jusqu'ici et je me suis endormi tout de suite, je présume.
— Exactement, répondit-elle, l'air soulagée. Ma chambre était la plus proche, et c'était la seule qui était préparée. Je ne voulais pas me faire chasser de mon propre lit, d'autant qu'il y avait assez de place pour deux.
Et c'est pourquoi ils étaient allongés ainsi, tous les deux, dans cette insolente intimité. Il caressa ses cheveux châtains et des mèches soyeuses s'enroulèrent au bout de ses doigts.
— Vous m'avez sauvé la vie la nuit dernière. Vous dire « merci » me semble bien faible.
Elle recula imperceptiblement. La voix chaleureuse du major l'inquiétait un peu.
— Vous auriez fait une tache épouvantable sur le marbre si vous étiez tombé.
— Ce qui aurait été mal élevé puisque vous avez été si gentille.


_Lorsque j'ai regardé dehors et que je vous ai vu,je vous ai tout de suite imaginé en train de tomber dans les rosiers,admit-elle. Le jardinier n'aurait pas aimé trouver ses fleurs abîmées.
-Alors vous êtes tout naturellement descendue pour voir si les plantes et moi allions bien,c'est ça? la taquina t-il d'une voix chaleureuse.C'est très gentil à vous.
Embarrassée,elle reporta son regard sur l'allée qui s'étirait devant eux.
-Il n'y a rien d'inhabituel à prendre soin de ses invités.
-Je pensais plutôt au jardinier,à vrai dire.Il doit être difficile d'en trouver de bons.
Malgré son ton solennel,ses yeux un tantinet  moqueurs.
Elle rit.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire