Mes dernières chroniques




lundi 13 janvier 2014

Le dahlia noir

Couverture Le quatuor de Los Angeles, tome 1 : Le dahlia noir Editions Rivages (Noir) 2006

Auteur : James Ellroy

Genre : Policier

Editeur : rivage noir

Année d'édition :  2006 pour cette édition

Pages : 504




Synopsis :



Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d'une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d'une oreille à l'autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient "l'affaire Dahlia noir". Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.



Mon avis :



Voilà un livre qui ne sera pas resté longtemps dans ma PAL, reçu pour les fêtes de noël, je le commençais le 1er janvier.

Honte à moi, je ne connaissais pas du tout cette histoire, ni le livre, ni le film, dont je viens seulement d'apprendre l'adaptation.

Et je dois avouer que je ne sais pas comment présenter ce livre, car le piège de spoiler est grand.

" Chercher la femme" 

Nous sommes dans l'Amérique d'après-guerre, où la corruption, le racisme, et la prostitution sont légions. Deux ex boxeurs, deux champions dans deux catégories différentes, qui n'ont aucun point commun, sinon d'avoir délaissé la boxe au profit de la police.
Deviendront équipiers et amis, après avoir été les pions de leur direction.

Blanchart et Bleichert, un duo fort, qui n'aurait jamais dû croiser le chemin Elizabeth Ann Short
Une jeune femme assassinée, à travers elle, Lee voit sa sœur, enlevée et tuée alors qu'ils n'étaient que des enfants.
L'affaire Elizabeth Ann Short, vite appelée par la presse le Dalhia noir, à cause de sa tenue vestimentaire, un long fourreau noir et une fleur jaune dans les cheveux. Reste un crime impuni, mais destructeur.

Elle sera à l'origine de complots, de magouilles politique, entraînant la mort. Notre narrateur et personnage principal, en fera une affaire personnelle.

James Ellroy à su incarner son personnage avec brio. Le ton est juste, lors de la lecture une atmosphère pesante et noire s'installe. On théorise, sans succès. L'auteur nous donne et nous explique sa version des faits, à la tout fin du roman.
Je regrette cependant les longueurs installées, j'avoue avoir eu envie au minimum trois fois de laisser tomber cette lecture, mais finalement, je suis allée au bout, et je suis vraiment contente.

Je crois que si cela avait été le cas, j'aurais dû reprendre la lecture un peu plus tard, pas à cause du fait que le livre fasse partit du challenge ABC de cette année, mais parce que les personnages vous collent à la peau, vous hante, ( et même dans mon sommeil vers les deux cent cinquante dernières pages, j'ai fait de nombreux cauchemars.)

Ces longueurs s'expliquent par les nombreuses et longues explications, ainsi par exemple le meurtre de la jeune femme n'arrive qu'après une bonne centaine de page. Il m'a fait un peu penser à Henri Troyat qui abuse de ce système et qui au moment où l'on soupire vous lance un petit truc qui fait repartir de plus belle votre lecture.
Ici, c'est tout à fait ça, l'enquête tourne en rond, encore et encore, le quotidien sans intérêt s'installe et puis paf un rebondissement. Et votre intérêt est réveillé.

Les personnages sont variés, parfois caricaturaux, les femmes sont sexy, parfois mêmes sinon libérées du moins libertines. Les relations compliquées, et triangulaire. Et James Ellroy n'est pas toujours tendre avec eux, même les héros dégringolent de leur pied destale.




En conclusion :


Ce n'est pas un coup de cœur, mais ce n'est pas une déception non plus. Une lecture plutôt prenante s'en toutefois être passionnante. Si ce roman n'est pas facile à cerner, une chose est sûre, il n'est pas facile à oublier, et vous hantera encore longtemps après la dernière page.
Les descriptions cadavériques sont glauques à souhait, mais là ce qu'y fait froid dans le dos, c'est qu'on sait que c'est une histoire vraie, et non, une histoire qui pourrait arriver




Morceaux choisis :


Vivante, je ne l'ai jamais connue, des choses de sa vie je n'ai rien partagé. Elle n'existe pour moi qu'au travers des autres, tant sa mort suscita de réactions transparaissant dans le moindre de leurs actes.


Pour moi, elle était le centre de l’enquête criminelle la plus énigmatique que le service ait jamais connue. C’était elle qui avait brisé la plupart des vies qui m’étaient proches, c’était elle cette énigme faite femme dont je voulais tout découvrir. C’était là mon but ultime, enfoui si profond que je le sentais ancré dans ma chair.

C’était une jeune fille dont le corps nu et mutilé avait été sectionné en deux au niveau de la taille. La moitié inférieure gisait dans les mauvaises herbes à quelques mètres du haut, jambes grandes ouvertes. Sur la cuisse gauche, on avait découpé une large portion de chair et, de la taille tranchée au sommet de la toison pubienne, courait une entaille longue et béante. Les deux lèvres de peau étaient retroussées : il ne restait rien


- Vous êtes en train de nous dire que votre fille, c'était une raclure ? dit Lee.
Short haussa les épaules.
- J'ai cinq filles. Un mauvais numéro sur cinq, c'est pas si mal.



 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire