Mes derniers Avis lectures




26.12.13

Docteur Pascal



Auteur : Zola

Genre : classique

Editeur : Edition Famot (pour mon support) 

Année d'édition :  1980 pour cette édition

Pages : 502





Synopsis :





A Plassans, berceau provençal de sa famille, tandis que le Second Empire est
tombé depuis deux ans, Pascal Rougon vit auprès de sa nièce Clotilde qu'il a
élevée et qu'il adore. Ce sont moins ses patients qui l'occupent que ses
recherches médicales, largement tournées vers l'hérédité, et l'histoire des
Rougon-Macquart dont il a constitué l'arbre généalogique. Mais ces papiers, sa
vieille mère voudrait les voir détruits pour qu'enfin disparaisse toute trace de
la honteuse naissance de la famille, et Clotilde commence par prêter la main au
complot. Récit de la chute de l'Empire et de la guerre, La Débâcle marquait la
première fin du cycle des Rougon-Macquart. En 1893, Le Docteur Pascal constitue
la seconde, puisque ici se conclut l'histoire de la famille.




 Mon avis :


À Plassans Pascal Rougon vit heureux, il n'est plus médecin, mais ici tout le monde continu de l'appeler "Docteur Pascal".

Dalleur, il ne s'est pas complètement détourné de la médecine. Il n'est plus praticien, mais se passionne désormais pour la génétique ! Pour ce faire, il s'aide d'un arbre généalogique représentant la tribu des Rougon-Macquart, et de "filtres" qu'il invente pensant ainsi mettre fin non seulement aux douleurs, mais également aux tares génétiques.

Contrairement à ses frères, il est désintéressé de toute ambition autre que ses recherches. Il conserve minutieusement tout les documents traitant de sa famille afin d'y étudier de façon plus approfondit tous ses vices et ses tares.

Lorsqu'on a suivi les 19 autres tomes de cette saga, on sait que les défauts de cette famille sont nombreux,

(alcoolisme, débilité, hystérie, démence...)

Il n'est donc pas étonnant de voir sa mère Félicité Rougon désireuse d'éradiquer ces documents. Pour ce faire, elle n'hésitera pas à monter la nièce contre l'oncle, car elle devine que sous sa dévotion pour son "maître" comme elle l'appelle, se terre un sentiment plus profond.

Et puis elle redoute que ces preuves sur l'imperfection des Rougon soient mises au grand jour, et qu'elles attisent la rumeur.

Mais c'est l'effet inverse qu'elle produira, et ce qui devait arriver, arrivera Pascal et Clotilde vont s'avouer leur amour. 35 ans les séparent, leur amour saura-t-il résister aux épreuves ?

J'aime la plume de Zola, et bien évidemment, je connaissais déjà toute la saga des Rougon-Maquart. Dont mes préférés sont Nana et Docteur Pascal, c'est donc tout naturellement que je l'ai sélectionné pour le challenge ABC de la littérature.

De tous les intervenants dans ce dernier tome des aventures de cette tribu, c'est Pascal que j'aime le plus il est altruiste "elle le vit qui laissait vingt francs sur la table. Souvent, cela lui arrivait, de payer ses malades, au lieu d'en être payé" gai, positiviste, au début.
Il évolue, devient un brin torturé, surtout lorsqu'il se rend compte de l'évolution de ses sentiments pour sa nièce. Lui qui se croyait en dehors de cette famille se fera rattraper par ses gênes.


En conclusion :


quelle formidable fin pour cette gigantesque et merveilleuse saga !



Morceaux Choisis :



Alors, ce fut la possession heureuse, l'idylle heureuse. Clotilde était le renouveau qui arrivait à Pascal sur le tard, au déclin de l'âge. Elle lui apportait du soleil et des fleurs, plein sa robe d'amante ; et, cette jeunesse, elle la lui donnait après les trente années de son dur travail, lorsqu'il était las déjà, et pâlissant, d'être descendu dans l'épouvante des plaies humaines.

Un réveil l'emportait, une fougue de jeune homme éclatait en gestes, en cris, en un besoin continuel de se dépenser et de vivre. Tout lui redevenait nouveau et ravissant, le moindre coin du vaste horizon l'émerveillait, une simple fleur le jetait dans une extase de parfum, un mot de tendresse quotidienne, affaibli par l'usage, le touchait aux larmes comme une invention toute fraîche du cœur, que des millions de bouches n'avaient point fanée. Le "je t'aime" de Clotilde (...)

lecture passionnante.jpg




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire