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24.12.13

Candide




Auteure : Voltaire

Genre : Classique

Editeur : Flammarion

Année d'édition : 2012 pour cette présente édition

Pages : 192




Synopsis :


Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.




Mon avis :


Candide est chassé de "son cocon" pour avoir osé montrer son amour à la jeune Cunégonde de Thunder-Ten-Tronckh la fille du baron du même nom.
Il se retrouve bousculé, sans préparations, dans la vrai vie. Avec pour tout bagages que la théorie de Panglos, son maître instructeur, adepte du principe, du philosophe Allemand Leibriz celon que "Tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles".

Le monde c'est bien ce dernier que sillonnera Candide, son histoire nous conduisant d'Allemagne jusqu'à Constantinople en passant par l'Italie, l'Espagne, l'Amérique du sud, Buenos Aires, le Paraguay, le pays des Oreillons, El Dorado, la France, les côtes Anglaises.
Durant son périple il découvrira, la misère, la richesse, la pauvreté, la joie, la peine, le canibalisme, le meurtre, le viol, etc en un mot tout les maux de la terre.
Et pendant tout ce temps Candide restera "candide" ce vilain jeu de mot pour dire qu'il restera naïf, et optimiste proclamant sans cesse "Que tout va pour le mieux, dans le meilleurs des mondes".
Pourtant ces périgrinations ne se font pas tout à fait au hasard, du moins après El Dorado, il ne veut qu'une chose, retrouver sa chère Cunégonde, il est prêt à tout pour cela.

Candide est un conte philosophique, dont j'ai eu le tort de couper la lecture, mal m'en a pris puisque entre les différents pays et la multitude de personnage, il me fallait sans cesse revenir légèrement en arrière à chaque reprise.
Le conseil que je donnerai est donc de prendre une après-midi afin de le lire d'une traite, ce qui reste plausible vu qu'il contient moins de 200p.

Le personnage de Candide n'est pas mon préféré, pas plus que Cunégonde. Si je reproche au premier d'être trop idéaliste et naïf, je trouve la seconde trop superficielle. J'ai de loin préféré Martin et la Vieille. Un personnage également qui m'a bien fait rire, c'est le frère de Cunégonde, tant il a la fierté mal placé.

Dans ce conte Voltaire dénonce l'état et l'église, aussi le fait que ce soit Cunégonde qui soit à l'origine du baiser, et par conséquent de touts les malheurs de Candide, n'est pas sans rappeler la Génèse, avec Adam et Eve, cette dernière étant celle qui croqua le fruit défendu.

J'ai beaucoup aimé les passages de l'El Dorado, et le sens caché de ce dernier, ainsi que les repas, celui de Paris où l'invité est blasé de tout les biens qu'il possède. Et celui d'Italie où les 6 inconnus étaient tous des rois déchus.


En conclusion :


J'ai lu beaucoup de critiques négatives sur cet ouvrage. Pour ma part ce n'est pas le cas, même si ce dernier n'est pas un coup de coeur. J'ai passé un bon moment avec ce conte qu'il faut prendre au second degré.
J'aime l'idée qui s'en dégage : Peu importe ce qui vous arrive il se trouvera toujours quelqu'un de plus malheureux que vous, et, les choses n'ont d'importance que celle qu'on leur donne.

Je lui ai mis la note de 13/20 à cause de la profusion de lieux et de personnages, qui m'a vraiment gêné et même si cela était de m'a faute. Car il faut bien un fautif. ;)


Morceaux Choisis :


« Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »




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